‹ Le théâtre de Saint-Cyr (1689-1792) d'après des documents inéditsChapitre 25 sur 121 · MARIE- ANTOINETTE A SAINT-GYR · texte numérisé non relu

MARIE- ANTOINETTE A SAINT-GYR

Quelques années s'écoulent pendant lesquelles nous n'ayons presque aucun renseignement sur les spectacles donnés àSaint-Cyr. La Reine et les princesses visitent fréquemment la maison ; il est probable qu'on joue encore quelquefois la tragédie devant elles, car le théâtre subsiste toujours, mais ce doit être en petit comité, sans aucun retentissement au dehors. Quant aux grandes représentations, comme celles de 1*756, dont s'occupe la Cour, dont le Mercure et la Gazette rendent compte, elles deviennent de plus en plus rares, et à peine pourrons-nous en signaler trois ou quatre encore avec certitude avant 1*Ï92, date de la suppression définitive de l'Institut de Saint- Louis.

Mais, si les documents sur le théâtre nous font défaut pour une période de quelques années, nous

savons du moins par de nombreux témoignages que rien n'était changé à Saint-Cyr, que l'éducation y était toujours élégante, distinguée, aristocratique, quoique chrétienne et pieuse, et que les traditions littéraires, qui faisaient la gloire de l'Institut, ne s'étaient nullement affaiblies.

Saint-Cyr et son théâtre étaient connus et cités dans l'Europe entière; déjà, on avait essayé de créer des établissements de ce genre en Pologne, en Allemagne, en Danemarck, en Suède.

La seule de ces imitations de Saint-Cyr qui réussit et dura quelque temps, fut une maison fondée à Vienne, en Autriche, sous la. direction de mesdemoiselles de Fosières et de TEnfernat, élèves de Saint-Cyr.

En ITfôO, Horace Walpole, l'illustre ami de madame du Deflfand, visita Saint-Cjnr. Cette visite nous est racontée par lui-môme dans une lettre que nous allons reproduire et qui nous montre la maison de Saint-Louis, quatre-vingts ans après sa fondation, toujours digne de son origine, toujours semblable à eUe-môme, et telle enfin que nous l'avons décrite dans les premières pages de ce livre. Les années n'ont apporté que d'imperceptibles changements. L'uniforme a été modifié et quelque peu embelli ; mais les règlements éta-

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