MARTE-ANTOINETTE A SAINT- CYR
La Gazelle qui mms apprend ce détail rend Compté <'e la pièce en ces termes :
« De Paris, le 10 juin tlli : Le 1" de 06 mois, Monseigneur le comte de Provence et Madame la comtesse de Provence, Monseigneur le comte d'Artois, Madame 1 et Madame Elisabeth se rendirent, vers les six.
heures du soir, à la maison royale de Saint- Louis à Saint-Cyr. La Supérieure», à la teie de la Communauté, eut l'honneur de les recevoir à la porte, et. de complimenter Madame la comtesse de Provence. Les princes et les princesses se rendirent ensuite à l'église et assistèrent au salut. Madame la Dauphine arriva commute on sortait de l'église. Les Demoiselles <pii sont élevées dans cette maison donnèrent une petite féte ; elles célébrèrent le mariage de Monseigneur h- comte de Provenceet de Madame la comtesse de Provence par une idylle mise en action et eu musi<pit>. Madame la Dauphine, ainsi ipie les princes et princesses applaudirent beaucoup au zèle et au talent des Demoiselles et donnèrent
' UoliWn. Cette princes» 8 Vsl appose IfaduM
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112). *^ ' M.]<lnme ilii Ilan lit- Crèvccœnr, S&p&MUM pour la qua-
Source galllca.bnf.fr / Blbll
188 VB THEATRE DE SAINT-CTR
à toute la maison des témoignages de leur satisfaction. Ils ne partirent qu'après avoir vu souper les Demoiselles *. »
Les dépenses faites par la maison rie Saint- Louis pour cette réception s'élevèrent à 1160 livres. Deux, ans plus tard, en 1773, on dépensa deux fois cette somme pour célébrer le mariage du comte d'Artois, qui épousa une princesse de la maison de Savoie, sœur de la comtesse de Provence. La Gazette raconte en détail le voyage de la princesse, depuis la frontière où l'attendait une nombreuse députation jusqu'à Versailles, où le mariage religieux s'accomplit le 1(5 novembre. Toutes les villes que traversa la comtesse d'Artois rivalisèrent de zèle pour la bien recevoir, et partout on lui offrit la comédie. Saint-Cyr devait clore très-dignement cette série de représentations données en son honneur.
Nous trouvons dans les Lîcgistivs, à ]Y*xl.]'aordinaire de décembre 1773, les dépenses suivantes :
scnté la petit.' pièce <lo Mmluuic lu CuuiL-sm' d Artois, la somme de six cen[ trois livres, cinq sols G03 1 5*
' Gazette de France, année 1771, p. 376.
Source galllca.bnf.fr / Bibliothèque nationale
LA COMTESSE I>'àRTOIS A SAINT-CYR 18i)
Dotini* ù M. Coijueresl pour la musique île lu petite pieco de Madame la Comtesse d'Artois, et le
l'imr l iiuprLïssloii de 1000 exemplaires do la fête de Madame la Comtesse d'Artois, la somme de mil soixante-douze livres
n;ons du Cïardertte de Madame
Nous avons vainement recherché la pièce imprimée et tirée » 1,000 exemplaires dont il est ici question. Elle ne se trouve pas à la Bibliothèque de Versailles qui contient pourtant la plus grande partie des livres ayant appartenu à Louis XVI, à la Reine et à Mesdames ; elle ne se trouve pas davantage à La Bibliothèque nationale. C'était probablement encore une idylle dialoguée et chantée comme celles qui avaient été composées précédemment dans de semblables occasions. Le nom du compositeur Coqueret permet de douter un peu du mérite de la pièce, au inoins pour La partie musicale. D'ailleurs, ces sortes d'ouvrages ne valent généralement que par l'exécution, et nous croyons que la jeunesse des chanteuses, la fraîcheur et la justesse de leurs voix, la parfaite distinction de leurs manières, la beauté de quelques-unes d'entre elles faisaient Le principal attrait de ces spectacles.
Source galllca.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
!90 1.E THÉATRJi DE SA1NT-CYR
La Gazette nous demie, sur la représentation de 1T73, les infimes détails à peu près que sur Celte de mi.A la tin de la pièce, les deux cent ci 11 quante. Demoiselles rangées sur les gradins qui entouraient le théâtre lirent entendre, en chœur et en musique, des acclamations réitérées de Vive le Soi! Ce chant (Hait une sorte de motet compose autrefois par LulH sur des* paroles de madame de Iiriimn.
Le spectacle donné en l'honneur de la comtesse d'Artois est le dernier dont il soit l'ait mention dans les journaux, mémoires et correspondances que nous avons pu consulter.
Quant aux registres des dames île Saint- Louis, ils continueront de nous faire constater d'année en (muée l'existence du théâtre par les dépenses faites, soit pour l'entretien du matériel, soit pour l'augmentation ou le renouvellement du répertoire. En 1T74, pat exemple, l'aimé tlu Gué, auteur d'intermèdes pour la tragédie de Jephté recevra une indemnité de cent livres : en H78, il sera alloué cent vingt livres à M. Thomelin. organiste de Saint-Cvr, pour les intermèdes de Jonathas ; ce qui l'ait supposer, ce qui prouve même d'une façon certaine, que Jonathas et Jephté ont été représentés à ces
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