‹ Le theatre de VoltaireChapitre 102 sur 161 · De Colmar, 8 septembre · texte numérisé non relu

De Colmar, 8 septembre

-Job' LE ROMANTISME DES CLASSIQUES

c'était la couleur étrange du sujet ; ensuite l'occasion de développer les hautes moralités et l'héroïsme ; et enfin la philosophie de l'histoire, ressortant du grand lableau dont nous avons parlé. La Chine était a la mode. Elle plaisait à nos philosophes parce que I iu ion est la moins mythologique de toutes. Sur la foi de quelques missionnaires ha Iules, jésuites et gens d'esprit, qui avaient trouvé moyen de mêler les allai; ut à la propagande celigiense, et

de faire du commerce avec les peuples de ces contrées, tout en les convertissant (du moins ils se l'imaginaient) la Chine était devenue pour nos écrivains libéraux un idéal. Ils se servaient d'elle comme d'un repoussoir, pour faire la satire de nos -••s et de nos abus, à peu près coi ni ne Tacite fai ait la satire de Rome par la peinture idéalisée de la Germanie. Montesquieu rompit le charme lors [u'il lil connaître que ce peuple éclairé était gouverné en grande partie à coups de bâton. Mais cette désillusion n'avait pas encore commencé quand Voltaire écrivit sa pièce. Il eut donc le champ libre pour faire de son Chinois un personnage ultra -cornélien par son héroïsme impo-sible, et de sa Chinoise la digne épouse de ce mandarin plus que stoïcien , quoique un peu nu tins exagérée que lui dans son cli-vouement à ses princes. L'auteur lui-même a dit le mot : « Ouvrage plus singulier qu'intéressant. »

Nous devons noter que cette tragédie - drame

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rappeler que mademoiselle Clairon avait déjà risqué Electre sans panii . ix, quoi-

qu'on désordre, étaient encore poudrés à bl Mais cette exception d'Electre u'avail pas interrompu l'ancien usage, et mademoiselle Dumesnil jouait enc »re Athalie el Sémiramis en panii donc vraiment de l'Orphelin de la Chine et du rôle d'Idamé que date la réforme définitive dont l'honneur revient toujours à mademoiselle Clairon et à Vol; Bien du temps se passa encore avant que Ta osât se montrer les cheveux coupés ras sur le iront, d'après le modèle des statues romaines, ce qu'on nomma à la Titus; et surtout avant qu'il o.sU,

1. Voir, sur le costume, le Romantisme des Classiques, 2* série, Racine, tome I, p. 28 à 35.

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