C'est Diderot qui a employé le mot dans M Mue pmpne
parfaitement : « Il est bien plus aisé de se guinder sur de grands sentiments, de braver en vers la Fortune, accuser les Destins , et dire des injures aux Dieux, que d'entrer comme il faut dans le ridicule des hommes , et de rendre agréa Moment sur le théâtre les défauts de tout le monde. Lorsque vous peignez des héros, vous faites ce que vous voulez : ce sont des portraits à plaisir, où l'on ne cherche point de ressemblance ; et vous n'avez qu'à suivre les traits d'une imagination qui se donne l'essor et qui souvent laisse le vrai pour attraper le merveilleux. Mais, lorsque vous peignez les hommes, il faut peindre d'après nature. Un veul que ces portraits ressemblent : et vous n'avez rien fait si vous n'y faites reconnaître les gens de votre siècle. En un mot, dans les pièces sérieuses, il suffit, pour n'être point blâmé, de dire des choses qui soient de bon sens et bien écrites; mais ce n'est pas assez dans les autres... Et c'esl une étrange entreprise que -celle de faire rire les honnêtes gens. 1 »
Aussi Voltaire eût-il fait sagement de s'en tenir au mot qu'il écrivait à D'Argental en 1752 : « Pour les comédies , je ne m'en mêlerai pas ; je ne suis qu'un animal tragique. »
Cependant, outre ses trente tragédies, il composa quinze comédies, et trois opéras -comiques ; sans