‹ Le theatre de VoltaireChapitre 110 sur 161 · Le Pauvre Diable · texte numérisé non relu

Le Pauvre Diable

pas en avoir le démenti et qui prétend toujours repousser « la comédie larmoyante », appelle ceci s la comédie attendrissante » ; distinction subtile.

Térence , après Ménandre , avait traité le sujet de . dans Vlléautoii-tiinorun termes • le bourreau de soi-même o, c'est-à-dire le l> n !:• soie d'avoir banni son fik

qui s'en punit. — Le fils banni revient enfin; le père est fou de joie : « Ali! ûoi vers lui!

que je le voie! que je l'embrasse! — Attendez un peu , dit Chrêmes : vous allez tout perdre, si vous lui laissez voir du premier coup votre bonté et votre faiblesse. — Aon, non : j'ai trop longtemps été sévère : je veux le voir et l'eue , — Mai-,

écoutez : c'est qu'il a avec lui une courtisane, avide, dépensière : il va vous ruiner. — Qu'il tasse ce qu'il voudra, qu'il prenne tout, qu'il dépense fout qu'il me ruine ; j'y consens , pourvu que je Taie avec moi. — Mais votre fils, dans ce moment mène'. trame , avec mon esclave le Syrien , une ruse pour vous tromper et vous soutirer de l'argent1. — liveulent m'atlraper ? — Oui. — Eh bien, dites-leur. je vous prie , qu'ils le fassent bien vite . Je lui donnerai tout ce qu'il voudra. Que je le voie seulement ! . . . 2 »

Ne dirait- on pas déjà une scène de Diderot? Aussi

1. Cette ruse est dirigée contre Chrêmes lui-même, qui croit qu'elle vise Ménédème .

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