‹ Le theatre de VoltaireChapitre 116 sur 161 · brumaire, ao xu · texte numérisé non relu

brumaire, ao xu

ne sont ni tragédies ni comédies; quand on n'a point de chevaux , on est trop heureux de se faire traîner par des mulets1, » Grimm , après avoir cité cette lettre . ajoute : « Ces déclamations répétées contre la comédie larmoyante ne sont pas dignes de l'auteur de l'E n( ont prodigue et de Nanine, qui ne sont autre chose que des comédies larmoyantes, et qui ne brillent pas par le comique que l'auteur a tenté d'y jeter "...

Nous arrivons à l'Écossaise , qui n'est pas une bonne comédie et qui est une mauvaise action .

Palissot , dans une pièce en vers , avait mis sur la scène les philosophes . Toute la finesse et tout le sel de sa pièce consistaient à dire que philosophe et fripon sont synonymes ; à attaquer les mœurs de Diderot , d'Helvétius , et d'autres personnes ; à les représenter comme de mauvais citoyens et des scélérats ; à montrer Jean- Jacques Rousseau marchant à quatre pattes ; et à faire figurer, dit -on, madame Geoffrin elle-même , clairement désignée . Voltaire eut le tort d'imiter cette licence aristophanesque et de mettre dans une comédie un de ses critiques,

1. Voltaire, lettre à M. Sumarokoff, le Corneille des Russes, — de Ferney, le 26 février 1769.

Page 1