Diderot, article sur les Guébres
cette pièce, l'Empereur les réprime; mais, si l'abus du sacerdoce est condamné, la vertu de ceux qui sont dignes de leur ministère reçoit tous les éloges qu'elle mérite. »
Un Discours historique et critique suit la Préface. J'y relèverai deux ou trois points, — dont le premier ne fait que la continuer : il y est dit que « c'est proprement la liberté donnée au Christianisme qui est le sujet de cette tragédie » ; que, par conséquent, partout, sous le mot Guèbres , il faut entendre l<mot Chrétiens ; que les mauvais prêtres ici sont donc les prêtres païens; et que « le respect seul pour notre Religion empêcha, comme on >ait, l'auteur de la mettre sur le théâtre l » . La vérité est qu'il ne put réussir à faire jouer les Guèbres ni à Paris, ni à Lyon .
En second lieu, l'auteur anonyme vient à discuter le rôle du prêtre dans Athalie, et met en lumière le fanatisme de Joad ; mais il croit devoir attribuer cette critique à un membre de la Chambre des lords, qui ajoute que cette tragédie d' Athalie, malgré ses mérites, ne saurait plaire aux Anglais : « J'ai