Voir ci-dessus, pages 33,34 et
fut couronné sur le théâtre. Le comte d'Artois (futur roi Charles X) y assistait avec l'élite du monde parisien . Ce fut le triomphe suprême . Après la septième représentation, qui est du \ avril, Voltaire retira sa pièce : preuve que lui-même la trouvait très faible . Elle semble cependant écrite avec un peu plus do soin que la précédente .
Irène est la femme phore , empereur de
Constantinople, à qui elle a été mariée malgré elle, aimant en secret Alexis Commène , prin. avec qui elle a été élevée . Cette idée semble renouvelée de la tragédie de Tancrède, ou bien de Polyeucte..
Ma foi lui fut acquise et lui fut enlevée .
Ce vers pourrait être dans la bouche de Pauline aussi bien que dans celle d'Irène, et Aménaïd* mise par son père dans la môme situation . Il également des réminiscences de Milhridate, de Ni mède, de Bérénice. — Alexis renverse Mcéphore du trône , et le tue ; Irène , ne pouvant épouser le meurtrier de son mari, veut s'enfermer dans un couvent , où elle essayera d'étouffer son ancien amour ;
is la retient . Elle lutte, entre son devoir p ssion; enfin, pour ne pas succomber, elle se tue, et , en mourant , laisse échapper son secret :
J'adorais Alexis, et je m'en suis purne.
Notons quelques intentions de couleur locale byzantine . Il est fait mention du Bosphore , du Palais des Sept Tours , de l'Hippodrome , de l'église Sainte -Sophie :
Je vole à l'Hippodrome, au temple de Sophie '.
L'action , dans cette tragédie comme dans celles de la môme période , est rarement sérieuse , solide et claire . Tout se passe en phrases vagues . Il y a aussi dans cette pièce comme dans plusieurs autres un certain pathétique de convention , qui à la scène peut éblouir , mais qui ne résiste pas à la ecture.
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Nous arrivons à la dernière pièce de combat . Elle est posthume. Le vieux lutteur bataille encore après sa mort.
Il avait toujours espéré enrôler les rois dans la guerre sainte contre les cruautés et les barbaries fanatiques. Cet espoir l'avait fait leur courtisan, ne manquant aucune occasion de rappeler sous toutes lus formes « que jamais les philosophes n'ont excité de troubles dans un État , qu'ils sont les alliés naturels du Pouvoir, tandis que les prêtres sèment la discorde , usurpent sur l'autorité royale , prêchent l'assassinat des rois ». Mais, lorsqu'il fut forcé enfin