‹ Le theatre de VoltaireChapitre 29 sur 161 · ADÉLAÏDE DU GUESCLIN · texte numérisé non relu

ADÉLAÏDE DU GUESCLIN

Dans Sémiramû, acte II, scène première, écoulez ces quatre vers :

Sémiramis Iroablée a semblé, quelques jours. Des soins de son empire abandonner le cours; Et j'ai tremblé qn'Assàr, en ces jours de tristesse, Du paluts effrayé n'accablât la faiblesse.

Cela paraît signifii i : l'ai tremblé qu'Assur, en ce désarroi, profitant du trouble de la Reine, ne s'emparât du palais et du trône.

Et, dans Alzire, acte II, scène vi :

Hélas I nos citoyens enchaînés en ces lieux Servent à cimenter cet asile odieux !

On entend difficilement ce que veut dire ce Péruvien : c'est, je crois, que lui et ses compagnon, d'esclavage sont employés à fortifier les murs mêmes de la ville où on les retient captif-.

Revenons à la première scène d'Adélaïde. Vendôme dit au sire de Coucy :

Brave et prudent Coucy, crois-tu qu'Adélaïde Dans son cœur amolli partagerait mes feux. ' 1

Aujourd'hui cette phraséologie nous parait affreuse ; en ce temps-là on croyait, comme Voltaire, que c'était la même langue que celle de Racine. En apparence, à n'y regarder pas de près, c'est quelquefois le même moule ; en réalité, ce n'est qu'un

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