Acte II, scène vu
surmoulage fruste, pareil à oewx des petits gàfliieurs j ii ('montais. Certains procédés y sont contrefaits. par exemple l'emploi de ces périphrases abstraites. Mais, si cela rappelle Racine, c'est plus souvent par les défauts que par les qualités.
N'ayant pas dessein de vous arrêter longtemps à cette « faible Adélaïde », comme l'appelle Michelet, j'en indiquerai seulement le sujet en quelques mois. La guerre civile a jeté Vendôme et Nemours dans des partis opposés: Nemours est resté iidèle à la France, Vendôme est l'allié de l'Angleterre. Unis malgré ces discordes poétiques, les deux frères sont séparés par une rivalité d'amour : l'un et l'autre aiment Adélaïde. Vendôme a eu occasion de lui sauver la vie ; mais la fille de Bertrand du Guesclin , gardant pieusement la mémoire de son père, ne saurait accueillir l'hommage -d'un chevalier félon qui combat contre sa patrie : elle repousse donc Vendôme ; elle aime .Nemours. De celte donnée, résulte un imbroglio plus ou moins tragique. La jalousie, boidc versant l'âme de, Vendôme, fait de ce héros magnanime un fratricide ; il étouffe la voix du sang et ord une la mort de son frère, rival préféré.
Ce rôle passionné de Vendôme paraît avoir été calqué sur celui de Ladislas dans le Venceslas de Kotrou. Le -désintéressement généreux de Coucy ressemble aussi infiniment à celui du due dans la même pièce.