‹ Le theatre de VoltaireChapitre 33 sur 161 · Non ; mais Julius Ccesar · texte numérisé non relu

Non ; mais Julius Ccesar

trouve écartée comme à dessein de la traduction en vers blancs que Voltaire donna par la suite. Reste a .avoir, pour constituer le plagiat, si Voltaire se comporta de manière à duper son public en lui offrant comme œuvre originale et « pièce de sa faç n » ce qui n'était qu'imitation, arrangement, adaptation 1. » En effet, une trentaine d'années s, en 1764, danj son Commentaire -<çwr CQVwilUy à l'occasion de Cinna et sous prétexte de rapprocher la conspiration contre Auguste et la conspiration contre César, il traduit, très perfidement, la pièce de Shakspeare; mais il n'en traduit que le commencement, et s'arrête tout juste avant la grande scène d'Antoine, pour ne pas avoir à la donner telle que Shakspeare l'avait faite, et pour qu'on ne puisse pas la comparer à celle qu'il en a tirée précédemment sans le dire. Conduite analogue à celle qu'il avait tenue à l'égard d'Othello à propos de loMre 2.

Esquissée en Angleterre dès ['année 172G, achevée à Paris en 1731 , jouée deux ans après à l'hôtel Sassenage, ensuite en 173o par les élèves du col-

1. H. Bloze de Bury, Shakspeare et Voltaire, 15 août 1873. Revue des Deux Mondes, très bel article sur ce que leminent critique appelle spirituellement l'Histoire des Variations de Voltaire à l'égard de Shakspt arc Aimant l'un, niais adorant l'autre, il n'a pu s'empêcher de venger celui-ci des injures de celui-là, avec une verve étincelante que l'on pourrait nommer la furia de la justice.

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