LA MOKT DE CÉSAR
Oui. que César soit grand, mais que Rorue soit libre.
Qu'importe que son nom commande à l'univers
Et qu'on l'appelle reine, alors qu'elle est aux fers ' .'
Et de même dans ce qu'il iJii a Cassius pour désapprouver Le suicide de Caton, qui avait refusé il- -'associer au meurtre de César :
- CatoD m'avait cru, plus josle en -i furie,
sur César expirant il eut perdu la \ie. Mais il tourna sur soi ses innocentes mains ; Sa mort tut inutile au bonheur des humains : Faisant tout pour la gloire, il ne fit rien pour Rome . Et c'est la seule faute où tomba oc u'rand homm
Ou bien encore dans ce que dit Biutu-. «If Qcéron le brillant orateur, le politique faible et mobile :
Cicéron . qui d'un traître a puni l'insolence j
Ne sert !a liberté que par son éloquence;
Hardi dans le Sénat, faible dans le danger,
Fait pour haranguer Rome, et non pour la venger.
Laissons à l'orateur qui charme sa patrie
Le soin de nous louer, quand nous l'aurons servie.
Et la lin de son diseuurs aux conjurés :
Jurez donc avec moi , jurez sur cette épée ,
Par le sang de Caton, par celui de Pompée,
Par les mânes sacrés de tous ces vrais Romains
Qui dans les champs d'Afrique ont fini leurs deslins,