‹ Le theatre de VoltaireChapitre 35 sur 161 · LA MOKT DE CÉSAR · texte numérisé non relu

LA MOKT DE CÉSAR

Oui. que César soit grand, mais que Rorue soit libre.

Qu'importe que son nom commande à l'univers

Et qu'on l'appelle reine, alors qu'elle est aux fers ' .'

Et de même dans ce qu'il iJii a Cassius pour désapprouver Le suicide de Caton, qui avait refusé il- -'associer au meurtre de César :

- CatoD m'avait cru, plus josle en -i furie,

sur César expirant il eut perdu la \ie. Mais il tourna sur soi ses innocentes mains ; Sa mort tut inutile au bonheur des humains : Faisant tout pour la gloire, il ne fit rien pour Rome . Et c'est la seule faute où tomba oc u'rand homm

Ou bien encore dans ce que dit Biutu-. «If Qcéron le brillant orateur, le politique faible et mobile :

Cicéron . qui d'un traître a puni l'insolence j

Ne sert !a liberté que par son éloquence;

Hardi dans le Sénat, faible dans le danger,

Fait pour haranguer Rome, et non pour la venger.

Laissons à l'orateur qui charme sa patrie

Le soin de nous louer, quand nous l'aurons servie.

Et la lin de son diseuurs aux conjurés :

Jurez donc avec moi , jurez sur cette épée ,

Par le sang de Caton, par celui de Pompée,

Par les mânes sacrés de tous ces vrais Romains

Qui dans les champs d'Afrique ont fini leurs deslins,

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