ALZ1RE OU LES AMÉRICAINS ! [S
Des deux côtés mon mal est infini , U i)iêu ! l'étrange peine !
Mais ces concetti , déjà un peu étranges dans la bouche d'un héros castillan du \ie siècle, ae le sont-ils pas encore plus sur les lèvres d'une Péru vienne demi-sauvage? [ci, d'ailleurs, toul est bien plus factice el bien plus artificiellement balancé. Et l'imitation, tirée de force, esl une circonstanc aggravante.
Lapièce tout entière est plus brillante quesolide,
peu fondé a raison : imbroglio très faiblemenl
noué. On dirail que l'action flotte dans le \.. des périphrases. La fin du quatrième acte est une espèce d'escamotage . Mais , malgré tant de défauts . la piè.v avait pour elle ce qu'on appelle la beauté du diable : elle éblouis-ail.
Zamore propose à Alzire de fuir avec lui l :
Mais oses-tu me suivre?
Sans trône, sans secours . au comble du malheur, Je n'ai plus à t'offrir qu'un désert et mon cœur. Autrefois à tes pieds j'ai mis un diadème . . .
a l z I II E
Ah! qu'était-il sans toi? Ou'ai-je aimé que toi-même? Et qu'est-ce auprès de toi que ce vil univers ? Mon âme va te suivre au fond de tes déserts -. ..
Son âme, rien de plus. Car, bien que mariée