‹ Le theatre de VoltaireChapitre 53 sur 161 · SÉIDE · texte numérisé non relu

SÉIDE

Avançons... Je ne puis... Quel dieu vient m'accabler î // tombe entre les bras des siens.

MAHOMET

Ainsi tout téméraire à mes yeux doit trembler.

Incrédules esprits, qu'un zèle aveuglj inspire,

Qui m'osez blasphémer, et qui vengez Zopire,

Ce seul bras que la Terre apprit à redouter,

Ce bras peut vous punir d'avoir osé douter.

Dieu qui m'a conflé sa parole et sa foudre,

Si je me veux venger, va vous réduire en poudre.

Malheureux! connaissez son prophète et sa Loi,

Et que ce Dieu soit juge entre Séide et moi :

De nous deux, à l'instant, que le coupable expire.

VA Séide tombe. Et Mahomet de s'écrier : Aux vengeances des Cieux reconnaissez mes droits !

Quant à Palmyre, pour échapper à Mahomet, elle

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