‹ Le theatre de VoltaireChapitre 65 sur 161 · Dans le sens latin : irréfléchi, sans raison · texte numérisé non relu

Dans le sens latin : irréfléchi, sans raison

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POL TPHONT F,

Un soldat tel que moi peutjustem . :it

A gouverner l'État, quand il l'a su d

Le premier qui lut roi l'ut un soldat heureux ;

Qui sert bien son pays a'a pas besoin d'ai

Je n'ai plus rien ; u m'a 'I une la vie:

Ce safig s'est épuisé, versé pour la patrie;

Ce sang coula pour vous : et, malgré vos refus,

Je crois valoir au moins les rois que j'ai vaincus;

Et je n'offre en on mot à voir Ile

Que la moitié d'un trône où mon parti m'appelle '.

L'n parti ! vous , barbare ? Au mépris de nos lois I

Est-il d'autre parti que celui de

Est-ce là cette foi si pure étais

Qu'à mon époux, à moi, votre bouche a jurée,

La foi que vous devez à ses mânes trahis ,

A sa veuve éperdue, à son malheureux lils,

A ces Dieux dont il sort, et dont il tient l'Empire?

POLTPHONTE

Il est encor douteux si votre fils respire ;

Mais, quand du sein des morts il viendrait en c?s lieux

Redemander son trône à la face des Dieux,

Ne vous y trompez pas , Messène veut un maître

Éprouvé par le temps , digne en effet de l'être ;

Un roi qui la défende : et j'ose me flatter

Que le vengeur du trône a seul droit d'y monter.

Égisthe, jeune encore, et sans expérience,

Étalerait en vain l'orgueil de sa naissance ;

N'ayant rien t'ait pour nous, il n'a rien mérité.

D'un prix bien différent ce trône est acheté :

Le droit de commander n'est plus un avantage

Transmis par la nature ainsi qu'un héritage ;

i. C'est-à-dire : Vous n'en avez déjà plus que la moitié songez-y : et moi , l'autre , que je vous offre .

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C'est le fruit des travaux et du sang répandu , C"est le prix du courage : et je crois qu'il m'est dû . Souvenez - vous du jour où vous fûtes surprise Far ces lâches brigands de Pylos et d'Amphrvso ; Revoyez votre époux et vos fils malheureux , Presque en votre présence , assassinés par eux ; Revoyez -moi, madame, arrêtant leur furie , Chassant vos ennemis, défendant la pntrie : Voyez ces murs enfin par mon bras délivrés; Songez que j'ai vengé l'époux que vous pleurez : Voilà mes droits, madame, et mon rang, et mon litre : La valeur lit ces droits; le Ciel en est l'arbitre. Que votre fils revienne : il apprendra sous moi Les levons de la gloire et l'art de vivre en roi ; 11 verra si mon front soutiendra la couronne, le sang d'Alcide est beau, mais n'a rien qui m'étonne ; Je recherche un honneur et plus noble et plus grand : Je songe à ressembler au Dieu dont il descend . En un mot , c'est à moi de défendre la mère , Et de servir au fils et d'exemple et de père '.

Quoique ce scélérat ail fait précisément tout Je contraire de ce qu'il dit . tué le père et les enfants au lieu de leur porter secours , le couplet a de la tournure, un air de grandeur : le ton rappelle tour à tour don Sanche d'Aragon et le comte de Gormas. .Mais les passages aussi soutenus sont peu nombreux. Le récit de la fin est d'une faiblesse extrême.

N'importe ! Le succès de Mérope fut si éclatant , que le public (chose qui ne s'était jamais faite) ap- .: pela l'auteur et voulut le voir. Ici encore, nous allons

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