‹ Le theatre de VoltaireChapitre 69 sur 161 · Fonctionnaires · texte numérisé non relu

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sur des gradins . l'a trône est pla oilicu du

salon. Le grau l-pi tre outre avec tes V

it entre Assor et Ai .

La Reine esl au milieu avec \ ; ammes.

— Des upent le fond du

Ce n'est pas tout : quoique le tombeau de \inus if pas indiqu il . la suite de l'a

proui i doit l'apercevoir dans le fond du

tllé

Ainsi . le lien i one tragédie, i tait alors co rite excessive, — quoique Corneill

comédie du Ctd , et mêi lans ta :

l'eût déjà risquée . m ut de la d

muter, ne la marquant par aucun du texte, »l espérant i ii I taïvement | la dé-

rober à l'attention du public «'t des critiques.

Louis XV avait contribué de cinq mille frai sur s te, à la pompeuse mise en scène de

'ramis .

Cette tragédie semble disposée pour un opéra. Aussi a - 1 - elle servi de libretto l. La sœur du roi de Prusse, sse Wilhelmine , margrave de

Bareutli . fut la première qui mit en musique Sémiramis. !>•■ nos jour?. Rossini a écrit sur ce même sujet un de ses cbefe- d'oeuvre. Remarquons seulement que ce génie, purement italien, n'y a

1. Merope , déjà , avait été mise en musique et transformée en tragédie lyrique ou opéra .

point du tout cherche !a couleur locale : témoin l'allégretto, joli d'ailleurs, qui éclate dès l'ouverture, et qui certes ne prépare guère à une action si tragique. Cela rappelle les gavottes entremêlées aux sacrifices de victimes humaines dans Iphigénie en Tauride , par Handel . puis par Gluck. Au reste, dans la Sémiramis de Voltaire non plus, quelle? qu'aient pu être ses intentions et ses visées à cet égard, la couleur orientale ae dépasse pas celle de Zaïre. Et cependant il n'est pas impossible que les Orientales de Victor Hugo, comme le Dernier des Abencérages de Chateaubriand, aient été, l'un et l'autre, inspirés en partie par ces deux pièces de Voltaire. Ce qui est certain , quoique aujourd'hui presque incroyable, c'est que tous les contemporains de Voltaire, amis ou ennemis, célèbrent à l'envi le brillanl coloris de ces deux pièces . ainsi que de Mahomet et de Tancréde.

Ce fait d'un drame tragique, transformé en opéra, marque certaines analogies entre le théâtre de Voltaire et celui de Victor Hugo. A mesure que nous avancerons, nous en signalerons d'autres, qui vous feront voir que Voltaire, dans la mesure de ce que pouvait supporter le goût littéraire de son temps, commença instinctivement la révolution dramatique continuée par l'auteur d'Henri III et par celui à'Hemani.

Ayant dédié Mahomet à un pape, Voltaire offrit

SémiramU à un cardinal. Il trouvait utile à sa poli-

tique d'être en correspondance réglé i en échange

de menus suffrag les princes de L'Église. Le

cardinal Quirini ■ . bibliothécaire du Vatican, avail traduit en vers Latins la Benriade, el quelques passages du Poème sur la Bataille de Fontenoy . Le poète, lui rendant sa politesse, adressa à v"n Éminence la pièce imprimée de Sémiramis, et, en tête, une Dissertation sur la Tragédie ancienne et moderne. Il y développe d'abord cette idée que : l'opéra esl peut-être ce qui, dans le théâtre moderne, rappelle le plus la tragédie athénienne, — parle récitatif, accompagné de musique; par les chœurs, soutenus d'une musique différente; par les danses, el enfin par les apparitions de Divinités dans des machines. — Telle est la première partie de la Dissertation. Dans la seconde, il fait remarquer que les modernes ont. |ilu< fréquemment que les Grecs, mis sur le théâtre des sujets tragiques de pure Invention (ou à peu prés), comme le Venceslas de Rotrou, le Cid et VHéraclius de Corneille , et comme ses propres pièces Zaïre et Alzire . Puis, il vient à dire : «On a voulu donner, dan- Sémiramis, un spectacle encore plus pathétique que dans Mérope; on y a déployé tout L'appareil de l'ancien théâtre grec. » Il continue en ces termes . a Un des plus grands obstacles qui s'opposent, sur notre théâtre, à toute action grande

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