Lettre a D'Argental, 19 juillet
classique était menacée. «Je vais mourir, s'écrie Voltaire, en laissant la France barbare! »
C'était à propos de Sémiramis et du Spectre que la crise dont je viens d'indiquer les suites et les progrès pendant trente ans, avait commencé à poindre, à mûrir et à éclater; j'ai dû par cette raison la montrer d'ensemble en devançant l'ordre des temps.
Pour conclure sur les deux pièces que nous venons d'étudier, Sémiramis, sorte de mélodrame demi-romantique , fait contraste avec Mérope , tragédie gréco- italienne demi-classique. Mais les deux pièces se ressemblent par un point : Ninias-Arzace revicni comme Égisthe pour venger son père; et elle- diffèrent par cet autre, que, dans la seconde pièce, la mère a été complice de l'assassinat . -Aussi la justice céleste la fait-elle tuer par son fils, — tandis que Mérope, la mère impeccable, est délivrée par le sien, qui remonte sur le trône de son père vengé.
J'ai dit , l'autre jour , que l'idée principale de la première pièce et celle de la seconde semblent, par hasard ou par réminiscence , avoir été soudées ensemble dans un drame de Victor Hugo : c'est
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dans Lucrèce Borgia . Lucrèce, comme Mérope, cherche h ~iuver son fils; voilà pour la première pièce. Gennaro , comme Ninias, esl amené h tuer sa mère; voilà pour la seconde. Ainsi l'intérêl des deux tragédies se trouve concentré dan- ce drame, — avec bien d'autres éléments que nous analyserons un jour, quand nous étudierons le théâtre du dixneuvième siècle après celui «In dix-huitième.
DIXIEME Ll