‹ Le theatre de VoltaireChapitre 83 sur 161 · Non. mais vingt et un, je crois · texte numérisé non relu

Non. mais vingt et un, je crois

reur de la Chine. Le persécuteur fait mourir trois cents personnes de la maison de Tchao. La princesse, veuve, accouche de l'Orphelin . On dérobe cet enfant à la fureur de celui qui a exterminé toute la maison et qui veut encore faire périr au berceau le seul qui reste1. Cet exterminateur ordonne qu'on égorge dans les villages d'alentour tous les enfants , afin que l'Orphelin soit enveloppé dans la destruction générale. On croit lire les Mille et une Nuits en action et ■H scènes; mais, malgré l'incroyable, il y règne de l'intérêt...»

M. Stanislas Julien a donné , en 1834, une traduction nouvelle de ce drame chinois, plus exacte que celle du Père Prémare, et l'a fait précéder d'un Avant-Propos, où se trouvent des détails précis qui complètent L'analyse un peu moqueuse de Voltaire , ou qui, en repassant sur certains traits, les marquent plus exactement .

La pièce chinoise est en cinq actes et un prologue ; écrite en prose , mais entremêlée de couplets en vers, à peu près comme nos comédies - vaudevilles de la première moitié de ce siècle , ou comme nos opéras - comiques . Les vers de ces couplets ne font en' général que répéter ce qui vient d'être dit en prose . Aussi le Père Prémare avait-il cru pouvoir les supprimer , comme faisant double em-

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