Cf. Alhalie et Mérope
l'orphelin de tchao 245
ploi. En tête de chaque couplet, ainsi que dans nos vaudevilles encore , est indiqué le timbre de l'air sur lequel il doit être chanté.
Les redites et les répétitions paraissent être dans li goût de l'esprit chinois : en effet, ce n'est pas seulement dans les vers , c'est dans la prose également que les faits sur lesquels la pièce repose sont répétés à satiété, d'acte en acte et de scène en scène.
Le commencement du drame, ou son point de départ , ressemble à la légende biblique qu'on appelle le massacre des innocents . Un méchant ministre , tyran en sous-ordre, nommé Tou-'an-kou , veut faire périr le futur héritier de la puissante maison de Tchao , et voici le moyen dont il s'avise : « Je vais feindre un ordre du Roi , dit-il, et me faire apporter tous les entants mâles du royaume de Tsin ayant plus d'un mois et moins de six . Je les couperai en trois , tous , les uns après les autres : ainsi je ne peux manquer d'envelopper dans ce massacre l'Orphelin de la Maison de Tchao... »
11 y a, comme épisode, une histoire de chien, qui rappelle en un sens celle du chien de Montargis ; mais le chien de Montargis reconnaît réellement un coupable , au lieu que le chien Chin-'ao ' est seulement dressé au moyen d'une ruse à paraître doué d'un instinct merveilleux pour reconnaître un coupable, tandis que ce prétendu coupable est un inno-