‹ Le theatre de VoltaireChapitre 92 sur 161 · Acte II, siene m · texte numérisé non relu

Acte II, siene m

La nature et L'hymen , voilà les lois premières, Les devoirs, les liens, des nations entières; Ces lois viennent des Dieux, le reste est des humains. Ne me fais point hair le sang des souverains...

Voilà la contre-partie égaïïtâire de la thèse monarchique Au— i ces vers, quoique mal placée dans la bouche d'Idamé, étaient-ils applaudis a avec transport », au témoignage de Condorcet, parce qu'ils répondaient aux sentiments du parterre . Mais, s'ils sont vrai- phiîosophiqaement, dramatiquement ils sont faux. Zamti et Marné pettvent-Hs , quand leur Sh es4 près de périr, discuter sur les devoirs du citoyen el du père .'... <• Je sais gêné, dit Samt- Marc Girardin, par le ton sentencieux de cette discussion... Je lis un traité des devoirs, au lieu d'assister à une tragédie *. »

Idamé, non moins ferme dans son amour matertel que Zamti dans son dévouement féodal, prend le parti d'aller demander la vie de sou enfant à Gengis-khan lui-même, en toi révélanl par quelle substitution on l'a trompé. Elle parait devant le vainqueur : Gengis reeoonaîl en elle la femme qu'd aima, lorsque, cinq ans auparavant, proscrit, il habitait près d'elle, sous le même toit.

Voila cette captive â vos pieds amenée.

2. Saint-Marc Girardin, Cours de Littérature dramatique, tome Ier, 17e leçon.

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