‹ Le theatre de VoltaireChapitre 93 sur 161 · EN · texte numérisé non relu

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Que vois-je ■>. Est-il possible ? 0 ciel ! ô destinée !

rae trompé-jt- point? Est-ce un songe, une erreur.'... Idamél c'est elle!... et mes sens1...

I. farouche vainqueur s'attendril : peu s'en faut que ce Tartare ne tombe en faibli - a le pu-

blic français du temps de nos pères, ii était indispensable que le héros lut amoureux. Quel quesoil son nom . son titi s, son . qu'il se nomme

Orosmane, ou Mahomet, ou Gengis-khan, ou Polyeucte, il aime il soupire.

Sur m, > pa eils-, '■• n [ae-, un bel u.-il est bien fort :

Voltaire, cependant, s'est souvenl unique des Mithridate et des Sertorius amoureux; mais luimême cède nu torrenl . Pour les Français, au moins de l'ancien régime, un héros non amoureux n'esl pas un hér s Unsi I- veut le tour d'esprit galant et le tempérament de la nation, non seulement au théâtre et dans le roman, mais dans l'histoire môme. N'est-ce pas par là que le Béarnais a été populaire et a conquis la France .' Son esprit n'y eût point suffi peut-être, ni son bon sens, ni sa bravoure, ni sa gaieté; il a fallu qu'il fût, comme dit la chanson. « un vert galant

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