‹ Le theatre de VoltaireChapitre 94 sur 161 · Acte III, scènes x et n · texte numérisé non relu

Acte III, scènes x et n

2. Voir le Romantisme des Classiques, 2* série, Racine tome I,r, page 80 . '

Doit-on, après cela, s'étonner si Gengis-khan, ce vainqueur sanguinaire, faiblit devant sa captive, comme Pyrrhus devant Andromaque ?

Est-il bien vrai que j'aime ! est-ce moi qui soupire? Qu'est-ce donc que l'amour? a-t-il donc lant d'empire?

Mais Idamé n'est pas veuve comme Andromaque. Gengis, après quelques scrupules élégamment exprimés (car ce Tartare, évidemment, sait son Racine par cœur1), lui propose de laisser là son vertueux époux, au moyen du divorce. Si la proposition est un peu forte, le langage est d'une galanterie qui , dans la bouche de ce khan, fait un effet encore plus singulier que les fadeurs du sultan Orosmane avec sa captive Zaïre . Ces vers ne sont ni sans harmonie ni sans grâce : ils n'en ont que trop .

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