‹ Le theatre de VoltaireChapitre 95 sur 161 · GENGIS · texte numérisé non relu

GENGIS

Peut-être ce n'est pas sans un ordre des Cieux

Oue mes prospérités m'ont conduit à vos yeux ;

Peut-être Je Destin voulut vous l'aire naitre

Pour fléchir un vainqueur, pour captiver un maître,

Pour adoucir en moi cette âpre dureté

Des climats où mon sort en naissant m'a jeté.

Vous m'entendez : je règne, et vous pourriez reprendre

Un pouvoir que sur moi vous deviez peu prétendre .

Le divorce, en un mot, par mes lois est permis :

Et le vainqueur du monde à vous seule est soumis.

S'il vous fut odieux, le trône a quelques charmes,

Et le bandeau des rois peut essuyer des larmes.

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