‹ Le theatre de VoltaireChapitre 96 sur 161 · Voir acte III, scène iv, et acte IV, scène iv · texte numérisé non relu

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L ORPHELIN DE LA CHINE !K>i

Métaphore qui sent son Watteau et son Fragonard. Cela rappelle le soi-disant sauvage Hippolyte disant à Aricie, dont le charme l'enchaîne :

Quel étrange captif pour un si beau lien ' !

Idaraé refuse, mais avec adresse, ne voulant pas heurter de front un vainqueur tout-puissant. Nous connaissons déjà cette « coquetterie vertueuse » 2. Elle lui rappelle le passé, et ne craint même pas de lui avouer qu'elle eût été heureuse et fière de répondre à l'amour de Témugin proscrit, si -es parents l'eussent voulu :

Il vous souvient du temps et de la vie obscur* Où le Ciel entérinait votre grandeur future 3; L'effroi des nations n'était que Témugin; L univers n'était pas, Seigneur, en votre main ; Elle était pure alors, et me fut présentée. . . Apprenez qu'en ce temps je l'aurais acceptée.

Ciel! que m'avez-vous dit? ô Ciel! vous m'aimeriez Vous !.. .

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