Racine, Phèdre, acte II, scène n
2. Voir le Romantisme des Classiques. 2e série, Racine, tome I" p. 102 au bas, sur Andromaque.
3. Cela semble une réminiscence de Racine, à propos de la jeunesse d'Alexandre, inconnu encore des autres et de luimême :
Ce foudre était encore enfermé dans lu nue.
Mais cette réminiscence fait l'effet d'un surmoulage. Combien la métaphore est plus nette chez Racine !
— >'on , elle ne l'aime plus : à présent el!e appartient à un autre . C'est le fond de la scène de Pauline avec Sévère . Mais Gengis n'a point la modération ni les respects de celui-ci. Le refus d'Idamé excite son courroux. 11 la menace de faire périr le rival préféré. Elle demeure ferme : cela ne fait que redoubler sa colère avec son amour :
Je vous aime encor plus quand vous me résistez ! Ma fureur peut alier plus loin que ma tendre- ...
Idamé invoque les lois. — Les lois? 11 s'agit bien des lois !
Il n'est ici de lois que celles de mon cœur,
Celles d'un souverain, d'un Scythe, d'un vainqueur.
La jeune femme (une Monime en même temps qu'une Pauline) se laisse encore moins ébranler par la menace que par la prière. Elle aime mieux mourir que de céder. Jusque-là, dirons-nous encore, c'est bien ; mais le poète ne dépasse-t-il pas la juste mesure et la vraie grandeur, lorsqu'en présence des menaces de Génois, Zamti veut sacrifier non seulement son fils et lui-même, mais sa femme, e1 prend la résolution de mourir pour la laisser au vainqueur ?