‹ Le theatre de VoltaireChapitre 98 sur 161 · IDAMÉ · texte numérisé non relu

IDAMÉ

Ordonne : que veux-tu ? que laut-il ?

i/ORPHKLIN DE LA. CHINE 'l-'/J

iilier, Vivre pour ton pays, lui tout sacrifier. Ma mort, >n éteignant les flambeaux dlijuiértée , Est un arrêt d [ni l'ait ta destinée.

11 n'est plus d'autres soins ni d'autres lois pour non- ; L'honneur d'être fidèle aux cendres d'un époux Ne saurait b.dmcer nne gloire plus belle : C'est au Prince, à l'Ktat, qu'il faut être fidèle. Remplissons de nos Rois les ordres absetns; Je leur donnai mon Gis, je leur donne encor plu- : Libre par mon trépas, enchaîne ce Tartare; Éteins sur mon tombeau les foudres du barbare...

Tu serviras de mère à ton Roi malheureux...

A cette proposition étrange l, Idamé, qui est la raison et l'honneur mêmes, répond, avec un ton de juste reproche :

Penses-tu que je sois moins épouse que mère?...

Kt voici, quant à elle, ce qu'elle propose : c'est d'aller prendre l'Orphelin de. la Chine dan? ies tombeaux de ses ancêtres, où elle l'a caché, et de se mettre, elle et son époux, avec lui, à la tète des troupe, pour vaincre ou mourir :

De ces tombeaux sacrés je sais tous les chemins ;

Je cours y ranimer sa languissante vie,

Le rendre aux défenseurs armés pour la patrie,

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