‹ Le théâtre des ChinoisChapitre 17 sur 40 · PREMIER TABLEAU · texte numérisé non relu

PREMIER TABLEAU

TSÂÎ-YONG, tristement.

Qu'esl-ce que ce monde ? (ii chante.) J'ai tout étudié ; les livres que j'ai lus ne formeraient pas moins de dix mille cahiers ; mais courir après la réputation, les faveurs, oh ! je n'y ai jamais songé. Si je m'afflige d'une chose, c'est de voir que mon père et ma mère commencent à pencher vers le déclin de l'âge : où trouverai-je des fleurs de glaïeul * ? Mon cœur se gonfle; à qui pourrais-je dévoiler mes chagrins? Mais j'aperçois le seigneur Tchang.

TCHANG

Mes bons voisins! mes bons voisins! ils me regardent tous comme un protecteur sur lequel ils peuvent se reposer. Quoi qu'il arrive dans la famille, c'est à qui viendra m'en faire part ou me demander mon avis.

Il salue Tsaï-Yong, qui rend le salut.

TSAÏ-YONG

Ah ! seigneur, mes parents sont trop âgés ; décidément je ne puis me résoudre à partir.

Page 1