‹ Le théâtre des FunambulesChapitre 107 sur 160 · LA FÉE MÉLITE · texte numérisé non relu

LA FÉE MÉLITE

Air : du Vieux Sergent

Messieurs, là-bas, cachés par cette toile, Nos deux auteurs attendent en tremblant, Le cœur leur bat et leur regard se voile, Car ils ont peur d'un arrêt accablant.

LES PUNAMBtJLfiS 3ii

Pour obtenir ici votre suffrage,

lis oot compié sur un dernier tableau.

{One lotie se lève et laisse voir le buste de Deburau).

Ils ont encor pour conjurer Porage A leur secours appelé Deburau {bis).

Un Génie»

{Parlé) Pierrot, je te dois une récompense. Mélite, ma compagne, a été par toi rendue à la liberté. Elle a donné la batte enchantée à Arlequin, moi Je t'ai réservé cette couronne.

Pierrot^ prenant la couronne et mimant les paroles suivantes sur le même

air :

Non 1 Je ne puis accepter la couronne !

Elle doit être accordée au talent.

Le spectateur est celui qui la donne

Et de lui seul, uo jour, Pierrot l'attend.

Heureux, jamais si je me fais connaître,

De mériter de semblables faveurs.

Je vais, Mes.oieurs, la donner à mon maître.

Dois-je en garder une feuille aux auteurs ? {bis)

{Il court placer la couronne sur le buste de Deburau).

C'est Paul Legrand qui jouait Pierrot. Ou prétendit même que c est lui qui, pour la fîn de cette pièce, avait demandé Tapparition du buste de Deburau et son couplet final.

M. Billion, devenu Tennemi déchaîné du grand mort récalcitrant, s était montré fort opposé à ce jeu de scène ; mais devant les objurgations de son entourage, avait cependant fini par céder.

Le 3 mars : Ln Mie-Mac, vaudeville en 2 actes.

Le 5 mars : Le Comte de Trogolf^ drame- vaudeville en 6 tableaux, joué par Cordier, Victor, Francisque, Meunier, Pelletier, Orphée, M'*" Anna, Rosalie et Jenny.

Le 10 mars : Une Vie de Polichinelle, pantomime-arlequinade en 11 changements, par MM. Charles et Ambroise.

Comme toujours^ les Pierrot, Polichinelle, Arlequin et Léandre de cette pièce, sont amoureux d'Isabelle.

Le Diable protège Polichinelle. La Fée des Lilas protège Arlequin. Olibrius, père de la fée, protège Pierrot. Et Cassandre protège Léandre.

Il résulte de toutes ces protections, des enlèvements, des niches, des combats, des travestissements, des morts qui ressuscitent, etc., etc.. après lesquels, la fée des Lilas, vainqueur, unit Arlequin à Isabelle.

H^ Les FtiNAMBuLEâ

Cette panlomime est amusante.

Le 20 mars : La reine Margolon^ ouverture historique en 6 tableaux.

Le 14 février, Alexandre Dumas avait ouvert le Théâtre historique, par la Reine Margot . La parodie s'imposait.

Le 25 mars : Pygmalion ou la Statue vivante^ scène de pantomime comique et burlesque, en 2 changements, mêlée de danses.

La seule désignation des personnages de cette pantomime en indiquera le ton.

Pygmalion, vieille caricature X.

Galatée, nymphe, figure blanche X.

L'amour bouffi, personnage monstrueiur X.

Jupiter, personnage à grosse tête X.

Vénus id. id. X.

Diane td. id. X.

Le 31 mars : Refusé, comédie en 1 acte et en vers, par Léon Riant.

Le lecteur a bien lu: en vers !,.. Voilà où étaient tombés les Funambules, après la mort de Deburau.

Le 16 avril ; Pierrot Pacha, pantomime en 9 changements.

Le premier titre de cette pantomime avait été : Pierrot Imperator.

C'est rhistoire de Sancho Pança, gouverneur de Ttle Barataria. L'auteur avait tout simplement substitué Pierrot à Sancho.

Le 15 mai : Une élève de la nature, vaudeville en 2 actes.

Le 1" juin : La voisine d'en face, scène d'imitation exécutée par Alexandre Guyon.

Le 8 juin : Pierrot marié et Polichinelle célibataire^ épopée pantomimique, féerique et philosophique à très grand spectacle, en trois parties, parsemée de coups de pied, ornée de dix-neuf chan^ gements à vue, de danses nationales, de combats au sabre, à la hache et même au bâton, par M. Jules Viard. La mise en scène est de M, Charles.

Commencez-vous à sentir l'importance d'une notoriété sur le répertoire d'un théâtre ?

Vautier s'est tellement incarné dans le personnage de Polichinelle, que Polichinelle est maintenant de toutes les pièces et que l'un ne craint pas d'accoler son nom, sur les affiches, à celui de Pierrot.

Cette pantomime est véritablement amusante.

Pierrot, riche, épouse Pierrette.

Mais Polichinelle se glisse dans le ménage ; et, dès la première nuit des noces, commence à perforer d^abominables trous, le contrat de son confîant ami.

Ainsi, au moment où le pauvre mari se dispose à aller trouver sa tendre moitié, dans le lit conjugal, il est pris de coliques, inspirées par son rival et forcé de s'absenter.

Pendant ce temps Polichinelle, boulimique d'amour, s'empresse de prendre sa place.

Et, de ce fait, Pierrette met au monde un enfant moitié Pierrot, moitié Polichinelle.

Pierrot, vexé à la vue de ce petit monstre, flanque Polichinelle à la porte ; puis feiut de partir en voyage.

Dés qu'il a disparu, Polichinelle reparaît ; mais Pierrot, accompagné d'un commissaire, fait constater le flagrant délit, et Polichinelle est incarcéré.

Sorti de prison, Polichinelle se bat au pistolet avec Pierrot. Ils tuent leurs témoins.

Polichinelle enlève à nouveau Pierrette.

La tribu des Pierrots combat alors, contre la tribu des Polichinelles, qui protège la fuite de son congénère.

Alexandre Guyon et Charles Deburau faisaient partie des Pierrots combattants.

Pour la première fois, on remarqua l'étrange ressemblance du jeune Charles avec son père. Le blanc leur faisait la même tète, le même regard, le même rire, la même expression de gouaillerie.

jM. Billion regarda le petit homme d'une étrange façon.

Guyon m'affirme que, de ce jour, le remplaçant du grand mime était désigné dans la future volonté de l'impressario.

Paul Legrand, qui sentait son importance grandir chaque jour, devenait exigeant.

M. Billion vit immédiatement, dans le jeune Charles, l'instrument propre à combattre le Pierrot-Eloile du moment.

Je reviens à Pierrot marié.

Dans sa fuite, Pierrette a oublié son petit. Pierrot, les poursuivant, emporte l'enfant dans ses bras. Il retrouve les fugitifs dans un cabinet particulier Quand il apparaît,, les coupables se sauvent abandonnant encore un second enfant, moitié Polichinelle, moitié Pierrot. Le bon mari récolte le nouveau-né et recommence sa poursuite.

Cette fois, c'est dans une grange que Pierrot revoit sa femme, de plus en plus intéressante dans sa nouvelle position, et aon vil

314 LES PUKAMBULES

suborneur. Nouvelle disparition. Troisième enfant abandonné, troisième enfant recueilli.

Pierrot achète une hotte, colle dedans ses trois fils de par la Loi et reprend sa chasse.

Il ramasse cinq nouveaux petits, de la même façon ; jusqu'à ce que Pierrette, battue par Polichinelle, revienne humblement demander pardon à son mari, avec deux moutards de plus sur les bras.

Pierrot pardonne. Polichinelle est noyé sous les roues d'un moulin à eau, et tout finit sur une apothéose, dans laquelle Pierrot apparaît mafflu^ gros et gras, entouré d'une vingtaine de petits Pierrots sans bosse, donc, tous ses fils.

Le thé&tre de la Porte Saint-Martin avait remporté un grand succès avec le Chiffonnier de Paris ^ de Félix Pyat.

Le 25 juin, les Funambules remportèrent un gros four avec : Le Chiffonnier de Pantin^ parodie en 4 tableaux.

C'est vers cette époque, qu'un soir Victor Hugo fut entraîné aux Funambules par Théodore de Banville, qtii voulait absolument lui faire admirer Paul Legrand, dans une reprise de Pierrot pendu.

Après la représentation, Banville interrogea le Maître.

— En entendant l'orchestre, répondit celui-ci, j'aurais voulu être sourd ; en regardant la pièce, j^aurais voulu être aveugle.

Victor Hugo ne comprenait pas la pantomime. II le disait hautement. Charles Charton à qui le propos fut un jour rapporté, dit :

— Nous ne voyons pas de même et c'est tant pis pour lui ! C'était l'époque où Alexandre Dumas fils s'essayait, eu

publiant son premier volume : Les Péchés de jeunesse. l\ en avait adressé un exemplaire au poète des Odes et Ballades, grand ami de son père.

L'auteur de Notre-Dame de Paris envoya au jeune homme le billet suivant :

Quelle injustice et quelle absurdité. Vous ne m'avez pas trouvé hier soir, et moi, Je vous trouve chaque matin, chaque soir, sur ma table, dans ce livre, où il y a voub, votre père, la gr&ce, la poésie, l'imagination, la lumière. Vous avez donné à vos vers le titre de Préface de la vie, c'est Aut>e de la vie qu'il fallait dire ; car ce charmant Uvre est à la fois blanc et triste.

Cet envoi n'a rien à faire ici. Je le cite parce qu'il est peu connu, et qu'aucune pensée, aucune parole, aucun écrit du plus grand poète des temps modernes, ne doivent rester ignorés.

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LES PUNAMBUtBS 315

M. Billion ferma les Funambules pendant un mois, pour réparations dans l'intérieur de la salle.

Le 4 août, le théâtre rouvrit avec la première représentation de : Pierrot en Espagne^ pantomime militaire en 9 changements, mêlée de combats et d*évolutions.

itr chan^j^emeot : La demande en mariage,

fs bivouac des Français, La trahison.

Le duel,

Latlaque du moulin, Lunion impossible.

Le blessé secouru.

La condamnalion.

La vengeance et Vexlerminalion.

DIBTRIBOTION

Le baron dTspartola Philippe.

Le marquis de Caatellano Frédéric.

Le géoéral Montigoy Aiu<|ble.

Le capitaine Paul Laroptaioe.

Borcaro, intendant Vautier.

Labinette, soldat-français Paul.

XseUbtWt, ftlle du baron M">« Lefebvre.

Pédrilla, sa suivante M»* Iléloïse.

Un !«' soldat, parlant Aleiandre.

Un 2« « id. id Ch. Deburau.

Un meunier Antoine.

Un rentier Cossard.

Sa femme Al"« Céline.

Un aubergiste Orphée.

Une vieille paysanne A...

Sa fille Louise.

Soldats français et espagnols.

Ce n*était qu'un volumineux mélodrame, mis en vertueuse pantomime.

Le 25 août : En Russie ou les Prisonniers de guerre^ pièce à grand spectacle, en 10 tableaux.

Le i*' septembre : Le Château des Fleurs^ à-propos en 1 acte, joué par Pelletier, Alfred, Alexandre, Alexis, M>^*' Elisa et Ballhazard.

Cette pièce était de M. Monnier.

Voici le reçu qu'il signa à M. Billion pour prix de vente de son œuvre :

Je soussigné, reconnais avoir reçu de l'administration des Funambules, la somme de tren'e francs ^ pour le prix convenu d'un vaudeville en un acte, intitulé : Le Château des Fleurs^ que je cède en toute propriété et sana

3i6 LEâ PUNAHbULEâ

Aucune réserve ; lut faisant également Tabandon des droits ordinairement attribués aux auteurs dramatiques, tels que entrée personnelle, billets d*auteur etc., etc.

Paris, le 45 septembre 1847.

MONNIBR.

Les parties soulignées de ce reçu étaient seules écrites à la main. M. Billion accoutumé de ce genre de trafic, avait eu la précaution de se faire faire des imprimés.

Cependant, pour la troisième fois, Ghampfleury s'en vint frapper à la porte directoriale des Funambules.

Le résultat de ce heurt, était Téclosion d'une nouvelle pantomime : Pierrot marquis^ en 10 tableaux, laquelle, le 5 octobre, affronta — suivant expression consacrée — le feu de la rampe.

Cette pantomime, dont je possède le manuscrit écrit de la main même de Ghampfleury, devait d*abord être intitulée : Monseigneur Pierrot. Ce titre est raturé par Tauteur.

Voici l'intrigue — est ce Tinirigue qu'il faut dire ici ? — plutôt, l'affabulation de la pièce, en quelques mots.

Pierrot, pauvre, aime Colombine. Polichinelle fils l'aime également. Son père est riche. Naturellement, Cassandre accorde à ce dernier toutes ses préférences.

Le père Polichinelle va mourir. Pierrot s'introduit près du moribond, pendant qu'il est seul, et se faisant aider d'une canaille de médecin, achève le vieillard en lui coupant ses bosses, dans lesquelles il trouve de l'or et une souris.

Puis, il se glisse dans le lit à la place du cadavre, qu'il a fait disparaître dans la ruelle.

Arrive Polichinelle fils, suivi d'un notaire, de Cassandre et de Colombine.

Pierrot s'est affublé des habits de sa victime, et, se masquant la face de ses couvertures, il dicte d'une voix mourante son testament, déshéritant le jeune Polichinelle et léguant toute sa fortune' & son neveu Pierrot. L'alcôve sp referme.

Pierrot riche, prend des professeurs de déclamation, de belles manières, d'escrime. Il a épousé Colombine. Mais le remords le poursuit. Marié, il est jaloux ! Riche, il a peur des voleurs ! Il emporte sa cassette dans sa cave et veut Tenfouir. Il va chercher du plâtre, pour le cacher dans la muraille.

Mais, le fils Polichinelle Ta suivi, se dérobant; il vole ce que renferme la cassette et s'enfuit prestement.

Pierrot reparaît !.. Devant sa cassette vide, il devient fou !.. C'est la scène d'Harpagon. Il remonte, cherchant une consolation

près de Colombiae. Alors Cassandre lui révèle qu'il sait tout en^ lui montrant le véritable testament de Polichinelle père.

Pierrot demeure anéanti. 11 va mourir. Une fée survient et le remet garçon meunier.

Polichinelle fils épouse Golombine et Pierrot, repentant et guéri, les bénit.

Pierrot marquis obtint un grand succès.

Voici la conclusion du compte-rendu d*Ëdouard Thierry dans son feuilleton du Moniteur universel :

La puntomime a parraltement réussi. Un rooroent le public a paru triste de voir Pierrot ctianger de fortune. Pierrot marquis ne lui semblait plus Hre son Pierrot ; mai» lorsque Pierrot a descendu Tescalier de la cave, la truelle sur Tépaule, tous les visages se sont éclaircis, et la pièce 8*est terminée au milieu des applaudissements.

Paul, le successeur de Deburau, est mince, intelligent et babile. Il a joué d*une manière remarquable la pcène de la cassette vide. Deux bouquets lui ont été jetés, Tun au cinquième tableau, l'autre au neuvième; cependant je dois le dire, Paul n'a pas encore remplacé Deburau. Paul manque de gaité. Sa figure n'a pas la placidité singulière de celle de Deburau, cette placidité sur laquelle le moindre pli avait une expresision et un sens intelligible. Paul grimace pour faire rire. Ce qu'il a bien conservé de son maître, c'est le soin dans l'imitation des choses matérielles ; ainsi la manière de porter une cassette pleine. Vous ne l'oubliez pas un instant, parce que l'ac eur ne l'oublie pas non plus ; la cassette est lourde, elle le fait trébucher ; il ne la dépose qu'en rappliquant à la muraille, et en la faisant glisser le long de la muraille. Les artistes des autres théâtres négligent cette vérité ; et ils ont tort parce qu'elle est nécessaire à l'illusion de la scène. Les acteurs anglais ne la négligent pas ; mais les acteurs anglais commencent, en étudiant leur art, par où il faut commencer, par la pantomime.

Vautier est un polichinelle très amusant, très heureux dans ses lazzi et dans ses attitudf^s. Le public l'a rappelé avec Paul, et a demandé à grands cris le nom de l'auteur. Paul a nommé M. Champfleury, qui a été salué par d'unanimes applaudissements.

De son côté, dans son feuilleton de la Presse, Théophile Gautier s'exprimait ainsi :

Cette pièce a donn^ à Paul, Texccllent mime, l'occasion de montrer soh talent sous une face plus étudiée, plus réelle qu'il n'avait pu le faire jusqu'à présent, à travers la turbulence des pantomimes jetées dans le vieux moule et sous l'orage incessant des coups de pied, des coups de poing et des soufflets : autant il est humble, piteux, mélancolique, affamé, patelin, furtif, caressant, hypocrite, dans la première partie de la pièce, autant il est superbe, insolent, dédaigneux et marquis de Moncade dans la seconde.

Quelle vérité inouïe, quelle profondeur d'observation dans la scène de la cave ! Ce que nous allons dire paraîtra sans doute un blasphème, mais Paul Ta jouée avec une telle perfection, que Bouffé seul pourrait peut-Atre en approcher. La scène du testament est aussi rendue à merveille. Paul, forcé pour dicter ces choses, de desceller ses lèvres toujours fermées, tire, on ne tait d'où, une petite voix enrouée et gr^le, rendue plus étrange encore ,par

318 LES FinfiMBums

rimiUtion do ltei«ttiêBt d« ^olicMoelle, et qui produit la pin httêné effet au mondé.

Le eotidme dtl marquit, dé Pierrot, tout en fatio blanc, chapeau blanc, pemique poudrée à frîma», ett de la ploi ipirituelle fantaisie.

Une noarélle Colonibine débutait ce soir-là. £Ue a de rint^lligence et ne danse pan dtal. Maiii^ qo^est donc devenue M"* Béatrii, cette charuiante fille qid traversait d*itO air si détâcbè et si gracieux, toutes ces actions embrouilées él kuraltueuses t La pantomime la pleure avec ses gestes les plus attendflt.

Tôici Mé titrent àm tableaux de Pierrot marquis :

{•* tabletii : OU peut-im M^t mietis qu*au tein de ia fortune ? Maladie de PôOtàmÊlie.

Ce qu'on trouve dmm wu paire de boêêe*. Pierrot légataire uniimtmL Le titre de Marquis fait la«niflr la tête à Pierrot. La tragédie ne fait pas le bonàemr»

Les gem riches ne dorment pas.

Vamour de Cor.

Pierrot remtre au sein de la farine.

Apothéose.

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