L\ FILLE DU VIECX CHASSEUR
L'acteur Victor remplissait le rôle du vieux chasseur. Il avait, de par ce fait, endossé un vieil uniforme vert.
Hum I... Cet uniforme, qui rappelait quelque peu celui qu'avait porté Napoléon, commença par indisposer fortement un commissaire du gouvernement, qui, le soir de la première représentation, se trouvait, par hasard, dans la petite salle.
Mais, voilà-t-il pas qu'à un moment donné, Victor se met à prendre une prise de tabac dans la poche de son gousset, ainsi que le faisait Thomme au petit chapeau.
Une tempête de bravos éclate dans la salle. On trépigne. On acclame Victor. Un peu plus, et l'on va crier ; Vive TEmpereur !
Le commissaire du gouvernement se retira courroucé.
Le lendemain, M. Bertrand recevait ordre d'avoir à retirer, le soir même, La fille du vieux chasseur, de son spectacle ; pendant que Tacteur Victor était invité à se présenter, le jour suivant, devant la
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police correctionnelle, pour répondre du méfait à lui imputé, d'avoir osé endosser un habit vert et pris du tabac dans sa poche, absolument comme eut pu le faire Thomme « que la pudeur empêchait de nommer. »
Pour ce fait, Victor s'entendit condamner à un mois de prison et cent francs d'amende.
La première pièce représentée cette année- là avait été :
PÉRETTE ou
LES DBUX BRACONNIERS.
Pantomime en 1 tableau.
Cette pantomime, imitée de la fable de La Fontaine, avait été jouée jadis sur le théâtre de Nicolet (Théâtre de la Gaieté) sous le titre de : La laitière et le pot au lait.
Puis vint :
LE MARCHAiND DE SALADE Pantomime en 2 tableaux.
Mes lecteurs n'espèrent pas que je leur donnerai le scénario de toutes les pantomimes jouées aux Funambules, et que je me suis imposé de révéler aux amateurs de ce genre de spectacle, quelque soit le succès ou l'insuccès par lesquels elles passèrent à leur apparition. %
Cependant, je vais leur donner encore Pérette, ou les deux braconniers^ en demandant à ceux que la lecture d'une pantomime n'intéresse pas, de me pardonner en raison du plaisir qu'elle peut causer à ceux qu'elle intéresse.
C'est l'excessive naïveté de celle-ci, qui m'engage à la citer.
PÉRETTE ou
LES DEUX BRACUNNIBRS.
Pierrot Deburau.
Arlequin Lauréat aîné.
Un bailli Placide.
Un paysan «»»
Un domestique ***
Pérette Marianne.
f-e théâtre représente une forêt ^ avec une maison à gauche. Sur un des arbres
une inscription pointant :