‹ Le théâtre des FunambulesChapitre 51 sur 160 · ROBERT LE PAUVRE DIABLE · texte numérisé non relu

ROBERT LE PAUVRE DIABLE

ou LÀ ■OUTBILLE A l'BNOIII (1)

1. Ce tous*titre avait précédemintnt servi ; mais, on U sait, dans las ffantQQilu^s tout ressert, tout sç prend, tout se vole, saas que les preoUcrs auteurs soDi^ent à traiter les seconds de voleurs, a'étant pas sûrs eux-mêmes da n'avoir pat dépouillé qutlqu^in.

L|L pièce hit conçue, écrite, répétée et jouée en 9 jôufs. Elle était de M. Cot d'Ordan et obtint un succès de fort bon aloi. J'arrive & Tannée

Pas d'almanachs, pas de journaux : ^elques manuscrits retrouvés, portant une dale vague, indécise.

Ainsi, celui de :

LE LUTIN FEMELLE Pantomime dialoguée en 3 actes.

Le manuscrit primitif porte cette annotation : Imitation libre de Sedaine.

Irpitation de quoi ?

Du Diable à quatre ou la Double métamorphose , opéra-comique en trois actes, musique de Duni, joué en 1756 à la foire Saint- Laurent et dont Michel-Jean Sedaine avait lui-même emprunté le sujet à Georges Farguhart, comédien anglais.

Le Diable à quatre a excité la convoitise d'un grand nombre dauteurs.

Ainsi, Touvrage de Sedaine reparut à TOpéra-Comique en 1809, avec musique nouvelle de Solié.

Cette fois, le second titre fut changé et Isl Double métamorphose se métamorphosa en la Femme acariâtre.

Voici la distribution des rôles, lors de la création du Lutin femelle^ aux Funambules.

Le Goinle MM. Firaiio.

Jacquot Deburau

Un mallre de Danse Chézat.

Le cocher Adolphe.

Le cuisinier Emile.

Le valet Laplace.

Le magicien Alexandre.

La comtesse M™*> Félicité.

Margot Charlotte.

Martou Alexandre.

DanseurSy Danseuses,

Dans cette pièce débuta M"" Charlotte Bordes, qui, plus tard, sous le nom de Charlotte Dupuis, remporta de nombreux succès sur la scène du Palais-Hoyal.

Deburau fut épique dans son rôle de savetier. .

Epique, pour le théâtre des Funambules seulement ; car, il se

produisit un fait, qui prouve bien qu^un changement de cadre est chose énorme en matière théâtrale.

Le 11 Octobre, le Palais-Royal donna une représentation extraordinaire au bénéQce d'un homme de lettres.

Pour (attirer la foule à cette représentation, les organisateurs avaient obtenu le concours d'artistes de l'Opéra, du Théâtre Français, du Gymnase et des... Funambules.

Etant donné le succès de ce Lutin femelle^ on avait jugé Tinfime Pierrot digne de figurer dans cette solennité artistique, et Ton avait sollicité de M. Bertrand, l'apport de sa pièce et de ses artistes; ce à quoi l'ancien carrioleur, tout fier d'un tel honneur, s'était empressé de déférer.

On donnait donc ce soir-là :

LE SYLPHE, Joué par : Paul, Boutin, Bachelard, M»«« Déjazct, Eléonore et Peruon, du

PALAIS-ROTAL.

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