‹ Le théâtre des FunambulesChapitre 58 sur 160 · Scène · texte numérisé non relu

Scène

Lindor, Isabelle Isabelle {à part)

Que Christophe m'ennnuie et qu'il me semble bète ! J'ai feint un violent mal de tête

Pour échapper à ses emportements RespiroQs !... Mais que Tois-je ?..•

Undor

Oh ! qu*e8t-ce que je seas ?

Isabelle I (// Fembrasse)

Isabelle Ah ! Lindor ! Avec ce lourd optique I

Lindor

Oui, je moatre à présent la lanterne magique.

J'éprouvai des revers et des maux infinis ;

Mais puisque je te vois, mes malheurs sont finis.

Isabelle Finis?... Oh! non!

Lindor Gomment ?

Isabelle

Mon Lindor, pour la vie Nous nous étions promis de nous aimer.

Lindor

Eh ! bien ?

J*ai gardé mon serment. Trahirais-tu le tien ?

Isabelle Le trahir ? oh ! jamais !... Pourtant je me marie.

Lindor O ! ciel !

Isabelle

C'est pour cela qu'on a paré ce lieu.

Lindor O ! ciel !

Isabelle

Un père est maître et le mien me l'ordonne.

Lindor 0 ! ciel !

Isabelle

Entends-tu bien cette cloche ? Elle sonne Mon hymen.

Lindor Avec qui ?

Isabelle Christophe.

Lindor

Non, pardieu !...

Cela ne sera pas... à moins que tu ne changes.

Isabelle Oh I jamais !

Lindor

Les humains jadis avaient des anges.

Pour lesquels ils montraient grande dévotion, Qu'ils invoquaient au jour de désolation. Ces anges leur venaient comme une belle aurore Après la longue nuit ! Oh ! s'il en est encore, Si quelque bon génie, à tes jeunes attraits S'intéresse, qu'il vienne ; et pour tant de bienfaits.

Pour avoir compris ma prière Je lui promets soumission entière !...

Je lui promets ma vie et mon sang !

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