PIERROT AU MOULIN
Pantomime mêlée de danses^ en un tableau
Ce Pierrot au Moulin n'était qu'un nouvel avatar du ballet: Les Meuniers, auquel Deburau avait ajouté plusieurs scènes plaisantes. Une, entre autres, dans laquelle, il grinapait sur une échelle appuyée contre la maison de droite, pour voir ce qui se passait dans la maison de gauche ; cette échelle se brisait tout-à-coup sous ses pieds, le laissant accroché à l'un des montants.
Alors, au lieu de descendre, l'acrobate restait accroché à ce montant comme à un màt de cocagne et achevait d'arriver au faîte, sur lequel il se mettait à cheval, et, prodige d'équilibre, traversait ainsi la scène, par petits sauts, pour arriver à la fenêtre de la maison de gauche, satisfaire sa curiosité. Après quoi. Pierrot se laissait tranquillement glisser de son montant et reprenait pied sur le solide plancher des petites actrices de l'endroit.
Il avait également introduit dans cette pantomime une autre