ACTE
Le théâtre représente le devant de la chaumihre habitée par la mère Gène* viève, à Bondy. Au fond une pente descendant de la montagne.
Une montagne à Bondy !... Comme les années Iransformient la topographie de certains pays !
Gustave va se marier. La noce se fait à Bondy. Pourquoi?.. On ne sait. Mais elle se fait à Bondy.
On voit arriver, par la montagne, une mendiante que personne ne reconnaît.
Elle implore la pitié des passants sur l'air : J'étais réduite à la misère.
Après avoir, noble et brillante.
Des riches épuisé Tencens, Humble, je tends une main défaillante A chaque obole des passants.
Mon roman eut de belles pages.
Pages hélas I sans vérité !
J^avais parures, équipages....
Ah ! faites-moi la charité.
166 LLS KUNABifiULËS
Tout-à-coup, la mère Geneviève entre en scène, Christine se précipite dans ses bras. La mère a reconnu sa fllle. La raison revient à Christine la Désolée.
A ce moment la noce de Gustave débouche traversant le fond du théâtre, pendant que les cloches carillonnent joyeusement. Gustave donne la main à la mariée.
Il passe sans s'arrêter. .
Ce que voyant, Christine pousse un cri terrible, bat lair de ses bras, et tombe morte dans ceux de sa mère.
Et du pied de Tautel Gustave n'entend pas son cri déchirant !
Le théâtre des Funambules, de son état habituel, imitateur, prenait celui de précurseur.
Quel était l'auteur de Christine la Coquette ? Le manuscrit ne porte aucun nom.
Sur le théâtre du Gymnase, MM. Bayard et Vanderburk venaient de remporter un succès éclatant. Le Gamin de Paris^ merveilleusement interprété par Bouffé, attirait la foule chaque soir.
MM. Bertrand et Cot d'Ordan n'eurent garde de manquer pareille aubaine, et détournèrent un des bras du Pactole, en jouant à la date du 26 mai :