CHAPITRE XXIV i
Le drame Cossard
Tableau de la troupe en 1840
Bertrand père et fils, i Di-^^uni Cot dOrdan \ "^'«cw'""-
Arliête*
MM. Deburau Pierrot.
Laplace Ca«i8andre.
Cossard Cadet Arlequin.
Charles Cfaarton Léandre.
LES FUNAMBULES âî3
Laurent jeune des Pierrots.
Sirot Colin .
Cossard aiué l*' rôle.
Meunier Jeune i^i* rôle.
Pelletier Jeune comique.
Philippe Père noble et grime .
Roche i«'' comique marqué.
Adolphe 2»' comique .
Thiébault Financier.
Juteau i*^ amoureux .
Sommet Utilité.
M»e« Reine Bénédit Colombine.
Zélie Cossard l"" rôle.
Maria ' Amoureuse .
Garau Jeune i*^* et danseuse .
Gabrielle !••• soubrette .
Emilie 2«>« soubrette .
Angéline Rôles d'enlants.
Anna 2^0 amoureuse.
GilUbert l
Désirée i
o .. \ Petits rôles et danseuses
oopbie I
Augustine i
La première pièce que l'on donna en l'année 1640 fui : L'Idiot, mimodrame en 3 actes qui fut représenté le 18 janvier.
Puis, le 28 janvier, on joua : Le Trrrremblement de terrre de la Martinique y vaudeville fort tranquille en 1 acte, par Charles Charton.
L'affiche portait encore :
Nota : Le public est prévenu que personne n'est écrasé à la fin de la pièce.
Le 13 janvier, le théâtre de la Porle-Saint-Martin avait donné la première représentation de : Le Tremblement de teire de la Martinique^ drame en cinq actes de MM. Charles Lhfoni et Charles Desnoyers.
L'affiche des Funambules portait, dès le premier jour, le nom de l'auteur de la pièce : Charles Charton.
M. Bertrand avait dit :
— A la Porte-Saint-Martin, ils ont comme auteurs deux Charles; je veux leur prouver que les Funambules, en ont un qui vaut leurs deux.
Veut-on avoir une idée du ton de la critique à cette époque ?... Voici un extrait du Courier des Théâtres^ n* 7694, jeudi 16 janvier 1840, appréciant les artistes qui jouaient ce Tremblement de terre:
Les malheureux acteurs de la Porte -S^Martin, ont déji bien assez de leur peine, sans que nous disions à Mélingue, à Mii< Tbéodorine, à PeiTroyable M"^« Cabot qu'ils sont du dernier mauvais dans la pièce nouvelle. Us trainent les cinq actes en une longueur asphyxiante et abusent de la patien-
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ce du public avec presque au tau t d'audace que leur Directeur. (1) Gobert est le Desmousseaux de l'endroit, ou, si vous voulez, la masure. H n'y a pas cent écus de recettes dans tout cela.
Charles Maurice fecil .
Le 3 février : Le Bai du sauvage^ à-propos de carnaTal eo 2 actes.
Cette pièce avait été présentée à la censure sous le titre : (jn Bastringue. Messieurs de la cummision d'examen exigèrent le changement ;
Le 21 février : Souffre-douleur^ panlomimc-arlequinade dans le genre anglais, en 12 tableaux, précédés d'un prologue.
Distribution
Cassandre, maitre boulanger Laplace .
Isabelle, sa fille Mii« Reine
Pierrot, garçon boulanger Deburau .
Noirot, — — puis Arlequin Cossard cadet.
Nigaudin, prétendant d'Isabelle Laurent jeune.
La fée des Lilas Zélie Cossard .
Un génie nain Sirot.
Une laitière Gabrielle.
Un nègre. Roche.
Trois squelettes ***
Un Cuisinier Cbarles.
Un marchand de melons Pelletier.
Un fat Meunier.
Un vannier Adolphe.
Un jeune batelier M*»* Désirée.
Une jeune paysanne Emilie .
Une vieille fermière Sophie.
Une vieille gouvernante Anna.
Un marchand de noix Thiébault .
Kées subalternes, déesses, démons, 2 conducteurs de chaire- à- porteurs, 3 canonniers, 4 soldats, domeptiques, bateliers, 4 génies, 3 fantômes.
Un marchand d'habits Philippe.
Un singe, **« .
Qu*est-ce qu'une pantomime ? Un vaudeville mimé ! qu*est-ce qu'un vaudeville?... Les aventures d'un père qui veut faire épouser à sa fille un niais qu'elle n'aime pas, par la raison qu'elle aime un bon jeune homme sans le sou, que le père ne peut souffrir. Le dénouement ne varie pas. C'est toujours le bon jeune homme sans le sou, qui finit par épouser la belle.
Nous nous trouvons ici dans cet éternel cas.
La Fée des Lilas protège les amours contrariées d'Arlequin et dlsabelle, tandis que Cassandre, Nigaudin et Pierrot ont comme