‹ Le théatre des grecsChapitre 103 sur 126 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

MÉDÉE , LE CHOEUR

LE CHŒUR

Lorsque Tamour ne connaît point de frein, l'honneur et la vertu disparaissent en sa présence^ mais , quand Cypris exerce avec douceur son empire , c'est ïa plus belle , la plus aimable des immortelles. ma puissante maîtresse! que jamais ton arc doré ne lance contre moi ces traits inévitables , trempés dans le poison du désir !

Puissé-je chérir toujours la sagesse et la modesl^acine a imii^ ce mouyeme^t dans son Andromaque* R..-R. t

TRAGÉDIE d'EURIPIDB. Sgl

lie f les plus beaux dons de la divinité! Que jamais mon cœur ne se livre aux querelles envenimées, et à y implacable colère qu'excite la douceur de voir un époux chéri passer dans les bras d'une rivale ! O Vénus ! qui honores la couche des époux unis et paisibles , abaisse tes regards propices sur les tendres épouses!

O ma patrie ! ô ma maison ! que jamais je ne sois forcée de vous quitter pour mener une vie difficile dans les liens de la pauvreté, le plus redoutable des fléaux ! Que la vie me soit plutôt arrachée en ce jour î Non , il n'est point de malheur pareil à celui de se voir proscrite du lieu de sa naissance.

Nous l'avons vu ; ce nesont point les récits d'autrui qui nous lont appris. Aucun des citoyens , aucun de vos am is n'a pris pitié de vous , en vous voyant en proie aux plus cruelles soufirances. Périsse l'ingrat qui n'honore pas un ami malheureux^ et qui ne lui ouvre pas Tasyle sacré d'un cœur pur et fidèle ! que jamais l'amitié ne m'unisse à sa des*

tinée! ^

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