‹ Le théatre des grecsChapitre 111 sur 126 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

LE CHŒUR j seul «.

Funeste résolution qui ne me laisse plus d'espérance! Ils marchent au chemin de la mort. En

' Munera^ crede mihi , plaçant hominesque deosque : Placatur donis Jupiter ipse datis.

, 'OviD. Art. Amau lll.

' Peut-être Médëe reste-t-elle fur le thëàtre , mais elle n'agit point j et pendant ce chaut du choiur , les fils de Médée vont ex<^ cuter son ordre.

4lO " MÉD^E,

acceptant le riche diadème , la jeune épouse va recevoir l'instrument de son supplitie ; elle en va ceindre sa blonde chevelure , et ses mains placeront sur sa tête Taffreux ornement du Tartare.

La grâce, l'éclat immortel de ce superbe voile ne peut manquer de la séduire ; elle ceindra son front de la couronne où brille l'or travaillé avec art , et bientôt elle portera aux enfers cette parure nuptiale. Tel est le piège inévitable où elle doit tomber ; telle est la fin cruelle qui lui est réservée : elle ne peut éviter le sort qui la poursuit» Et toi , lâche et malheureux époux! toi qui recherches l'alliance des rois , tu ne sais pas que tu arraches la vie à tes fils et à ton épouse ; hélas ! tu ignores l'horreur qui t'environne.

Je gémis sur ton sort , ô malheureuse mère , qui vas plonger le poignard dans le sein de tes propres fils , afin de venger l'honneur du lit nuptial et la foi qu'un perfide époux a violée pour voler dans les bras d'un autre.

Flli DU QU.^T^l;EME ACTE»

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