MÉDÉE, LE GOUVERNEUR, LES DEUX FILS DE MÉDÉE, LE CHOEUR
rs oûuvEEKSua.
\J M4 maîtresse! vos &h ne seront point bannis ; l'auguste épouse de Jason a reçu leui's prësens avec empressement, et on va leur accorder un traitement plus doux.
MÉDÉE
Hélas!
XB GOXTVXBNEUR.
Pourquoi paraissez-vous troublée , quand tout seconde vos vœux? pourquoi détournez-vous le visage? il semble que mon discours vous blesse S
Ah dieux !
* M. Brunck fah remarquer ici une imerpolation. £u effet ce» mots : « Pourquoi dëtoumez-yous le visage? il semble que mon )) discours vous blesse : » ne sont que la répétition de ceux que Jasob adresse à Médée» acteZY, acène i , p. 55 « avec très-peu de changement. Il aurait donc f;èllu peut^tre les supprimer ici commo a fait ce savant éditeur.
4ia MÉD^y
LX GOUYXRNKirR.
Ces tristes accens s'accordent mal avec ce que je vous annonce,
MÉDÉX.
■ Hélas!,., hélas!
LE GOUVERNEUR.'
Aurais- je ^ sans le savoir, annoncé quelques revers funestes? j'espérais vous réjouir par une heureuse nouvelle.
MÉBÉX.
Je ne te fais aucun reproche; tu as dit ce que tu as dû dire.
LE GOtrVERNEUR.
Pourquoi donc cet aÎT sombre et abattu^ ces yeux qui se remplissent de larmes?
vieillard! puis-je m'en défendre? les dieux me persécutent; la résolution que j'ai prise fait le tourment de ma vie.
LE GOUVERNEUR
Prenez courage ; c'est une nouvelle victoire que vous venez de remporter en faveur de vo^ enfans.
Je dois auparavant les^ conduire en d'autres lieux..... Ah! malheureuse l
TRAGÉDIE d'BURIPÎDË. 4 1 5
TE GOUVERNEUR
Vous n'êtes pas la seule mère qui se soit vue séparée de ses enfaîis chéris. Supportez avec patience des maux inséparables de notre condition,
" > MÉOÉS.
J'y ^rai mes efforts. Mais rentre dans le palais ^ va préparer à mes enfans ce qui leur est nécessaire, ainsi que tu le fais chaque jour.