‹ Le théatre des grecsChapitre 115 sur 126 · JA80K · texte numérisé non relu

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Hélas ! j'ai besoin de les voir encore, de les em» brasser, d'appliquer .encore une fois mes lèvres sur leurs lèvres chéries.

IIÉDÉE.

Vaines et tardives caresses ! vivans tu les as fait proscrire.

JASOK.

Domie, donne-moi ces corps inanimés ; au nom des dieux, que je puisse toucher mes enfans.

434 mbât,

MÉDÉX.

Cela ne se peut^ tes vaines paroles se perdent dans les airs.

JASOlf.

Entends , 6 Jupiter! comme an i^jette ma prière! prends pitië des maux que je souffre! venge*moi d'une mère impie et parricide. Ah! chers enfaris!... les larmes et les crissent tout ce qui me reste. Monstre ! j'atteste les dieux que tu m'arraches mes enfans ; que tu m'empêches de les toucher , de leur rendre les derniers devoirs. Pourquoi les ai-je fait naître ? pourquoi ai-je offert des victimes à ta barbarie ?

XE CHŒUR

Jupiter du haut de l'OJympe est le dispensa- 1 leur des diverses destinées : les dieux accomplis- i sent divers desseins contre l'attente des mortels : ce qu'on espère n'arrive point : un dieu trouve une issue alors qu'on désespère. C'est ainsi que se sont | offerts à nos yeux les événemens de ce jour ». |

' Cette sentence finale se trouve avec de Idgers changemens dans Alceste , jéndromaque , les Bacchantes , les Héraciides et Bélène. Elle peut, servir à confirmer le système dcSveloppé dans la première partie du Discours sur Vohjei et'Vart de ia tragédit grecque , tom. I.

FIN DB MÉDÉE, TRAGÉDIE d'BURIPIDE.

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