SCÈNE IL MÉDÉE, LE CHOEUR
Mes amies , il ne me reste qu'à porter les der* niers coups avant de fuir de cette ferre. Pourquoi tarder? Abandonnerai-] e mes fils aux fureurs d'une main ©tmemie / Ils ne peuvent éviter la mort qui les menace de toutes parts : puisqu'il faut qu'ils deviennent sa proie : c'est moi qui les ferai mourir, moi qui les ai fait naître *. Courage, mon cœur^
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arme-toi de cruauté ; frappons te coup affi-eair ^ mais nécessaire; et toi^ ma main, prends le poignard.. Marche, !|VIédée; franchis la triste carrière de la vie ; repousse une indigna &ibles$e ; perds, le souvenir de tes enfans, perds un trop cher souvenir; oublie, que tu es mère, et qu'ils sont sortis de ton sein. Méconnais, un seul jour, ton sang; après cela livre ton cœur au désespoir. Je les aime , oui , je les aimMii leur arrachant la vie ; et plus ils me sont chers ^ plus je suis malheu-
reuse !