LE CHŒUR, I,ES DEI3X FILS DE MÉDÈE
^ dans r intérieur du palaii'.
PILEMIEIL ENFANT , dans le palais.
P dieux ! où- fuir pour éviter la fureur de ma I mère?
SECOND ENTANT , dans le palais.
Hélas ? je l'ignore...., mon cher frère! nous sommes perdus.
LE CHCEUlt.
Entendez-vous, entendez-vous les cris de ses
' enfans? Malheureuse! cruelle !. Je veux en-
( trer dans le palais , et prévenir un parricide abominable.
LES ENFANS , dans }e palais.
^ Oui , venez, au nom des dieux, volez à notre i secours; il est temps ; le fèr est suspendu sur nos têtes.
LE CÇŒUR.
Malheureuse! ton cœur est-il de bronze, es-tu
* Ce chœur n'est pas hors de la tragédie. La première partie , ou la strophe, peut être considérée comme une prière faite à part. L'antistrophe est adressée àMédée qui peut l'entendre , puisqu'on voit dans la scène suivante que les enfans menacés de la mort çn tendent le chœur. H n'y a donc point ici de nouvel dcte ) c'est la continuation de l'action.
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donc un rocher insensible y pour oser de ta propre main abattre les tendres fruits auxquels ton sein donna la vie ? Ino furieuse put seule commettre un tel attentat : errante et pleine des transports que lui inspirait Tëpouse du maître des dieux , seule entre les mères, elle osa tremper ses mains dans le sang de ses deux, fils; mais bientôt, s*élançant du rivage , elle se précipita dans les flots , et vengea par sa mort son forfait exécrable,— O crime affreux dont rien n*égale Fatrocité! ô fureur que rhymen enfante parmi les mortels, et dont la cou* che nuptiale fut trop souvent déshonorée!