‹ Le théatre des grecsChapitre 23 sur 126 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

Dans l'entretien de Créon avec Etéocle , le premier se déguise aux yeux du second , et lui dit artificieusement au sujet de Polynice :

Mais s'il Tons cède enfin la grandeur souveraine , Vous derez , ce me semble , apaiser votre haine.

Le roi , qui n'aperçoit pas le but de cette insinualion , parce que personne n'a la charité de lui dévoiler le mystère , jure une haine éternelle pour Polynice , et peint avec de grands traits l'invincible antipathie qui les sépare. Ils se sont haïs avant que de naître , et peut-être se haïront-ils encore dans le tombeau :

J aurais même regret qu'il me quittât Tempire

Je yeux qu'il me déteste afin de le haïr , etc.

Ce morceau est digne de Fauteur de Phèdre et é'jindromaifue^. Gréon, voyant Etéocle à son

' n est beau sans doute » mais est-il dicte par les convenances? Étéode, dont le caractère est le plus intéressant ches Racine , devait-il montrer tant de haine? Cette haine n'est-elle point caractérisée par des traits un peu eiiagérés ? U ne sufEfc pas qu'ui^

Page 1