‹ Le théatre des grecsChapitre 6 sur 126 · ACTE V · texte numérisé non relu

ACTE V

Créôît déplore la rtiott cjc^ sem fils , ddiït iîà rectfciïK' les tt^isfea restcs^, qu'il fai* apport^efif à Jocftksree pour les ens^eveifr ; il chéi-ehe cettcfpriiléésse» Mai^ ïe chteut lui apj^rend le cojîibat singulief

ê^Etéù(àë en d^ f&lpnùefy m le â^pMn de jMMie «t df AMigcAlè kpii êoni all^di M }0le» «tt âiilieu

«^fi n^iméÙe àm âë^3^pfi>A6é». GtétA et le dlkiriitr àéive à pétné féfëtas et YéKMfJuefMHî éà le§ )étfe eétKé' liotivelïe/ (|tt'ë& tfj^te éiÈëorê ^«Êe JeéÉste âé yiH ^ti^/ t/^eiêr téj^^t^nàd lé ]<ëéi€ oè il Ta ^i€«é ibtf» Pa^é«e ^récëdéîM; é yoiii mveàf é&tAt, n te vieCok^ ^é «kMé ivëM fêrii^ttéé sêHi l«i » ntur^ La< ^olimàté lie i;^iltta<ef( ptià à^igti^et ôe » ^«rf ^f p2&êé. »

Uè^ I^ètit ètmc éemmâèr patifffàài Gri&ft â-fil ipÈ6¥êi66ùÉÉ^bB^ à€^ iêtai hèteé^ éat^il estM{!K pfû^ i^'eft rîéâ êêf¥^, qittM^'fl l4éttà€$ ^é Vautre An dE^^kgiâ^, (FoÀ il at eMlété lef éàâà'tïê ë^ sdi^ ffl#.

kké p(Mf éA éti^ter ttHe jM<ife » 1^ sfet^^ir', céiU d!e pépëféi^ rhiM^if^ dti dté^e'S Gi'éoftt' ip]^ Mf Tâft^h pasf emertétfe, ow ceB^ d^o^riïeltré' fo lï»f¥at*6ïf de la dviîqSe'. Sl^ hsÊ^ aneieiï^ pèéheai , éeifeÈ^ qifk farce de précautions ^ pour faire- eRlrer et sortir à pro* pos leiftrsi ÉcteUf»^ chose Aouitùa* m s^en^rrarisè pf ésiqttttrphts âttjotrrd'htri. Poixt Justifier Éûripidi^, on peut supposer Çréon tellement occupé' de Ta Movfr de 99m» fils^y qu'aj^ré» avoir vu^ de ée» yemeA iM victoire des TbébaiW, ffif^ p^i cris- ^^^ î Itf

i^ LES PHÉNICIENNES j

suite , qiii était le duel d'Etéocle et de Polynice ' . L'envoyé continue : « Après que les deux prin- » ces se sont revêtus de leur armure , ils se sont » avancés entre les deux armées, préts^ à combattre » à coups de lances. Alors Polynice, en se tournant 1 ))vers Argos : déesse des Argiens, vénérable Ju- » non , a-t-il dit (car je suis à présent sous votre » sauvegarde , mon hymen avec la fille d'Adraste )) et ma retraite dans son palais , qui me tient lieu » d'asile, m'en sont garans), faites que j'immole » mon frère, et que je rougisse de son sang-mes » mains victorieuses. Hélas ! je le sais trop , c'est )) une victoire impie et honteuse, mais nécessaire, » que j'ose vous demander. Ces mots ont arraché » des larmes aux soldats. Ils s'entre-regardaient | )) en plaignant la cruelle nécessité où était Poly- » nice , de mourir ou de tuer. Pour Etéocle , il » se tourne vers le temple (Je la guerrière Pallas : » Fille de Jupiter , faites que de ce bras je porte » ma lance dans le sein d'un frère qui vient ren- » verser ma patrie et la sienne. Incontinent on voit | )) briller le flambeau , signal du barbare combat. »

' On peut, je crois, défendre Euripide avec, plus de succès , en \ fiûsant observer que Crëon ignore les faits les plus récens. U sait que Thèbes a repoussé l'assaut. C'est un succès éclatant et antérieur au combat singulier des deux frères. U n'a pas eu le I temps d'apprendre celuin^i. Ajoutons cependant que le messager I l'en suppose instruit; ce qui est très-naturel , comme 1« proaye «asez la remarque même qui noui occupe^ j

TRAGÉ0IE d'eURIPIDE. 4^

Ce signal de guerre aVïiit précédé Tusage des trompettes, Euripide ne laisse pas de joindre ces deux signaux dans le siège de Thèbes ' . Un prêtre couronné de laurier précédait l'armée avec une torche allumée à la main. Les ennemis l'épargnaient presque toujours dans la chaleur de la bataille. De là est venue l'ancienne façon proverbiale d'exprimer une défaite complète : « Le » porte-flambeau même n'a pas été épargné. » De là vient encore, avec assez de vraisemblance , l'usage de représenter la discorde avec des torches ardentes.

« Les deux athlètes , dit l'officier, courent l'un » vers l'autre, et, semblables à deux sangliers qui » aiguisent leurs défenses , ils écUment de rage , et » s'attaquent en même temps. » On représente très-naïvement leur double combat. Le premier s'est fait à la lance. (( Ils se couvraient de leurs » vastes boucliers , et tachaient de saisir ^tour-à- )) tour l'endroit que découvrirait l'un ou l'autre » pour le frapper à coup sûr. » L'officier dit que les spectateurs attentifs étaient plus en sueur que les combattans mêmes. « Etéocle se heurte » le pied , sort de son bouclier , et reçoit un coup

' n n'est pas bien sûr que ces signaux par le feu aient eu Heu à la guerre. Et il est probable qu^Euripide n*en parie point, mais qu'il compare le signal de la trompette à celui du feu qui aTait lieu aux jeux de la course. Voyez )a traduction.

44 iÉiMÈffimffattSj

» qui excifc tth ôri de joie parmi lès A^gîend. Po- » lyaice à seâ t€^nr se dëecruVre et se sent blessé'* » Sujet def triomphe pour le^ Tfadbains; mais ce . ^ eoup rompt là pointe de la laiicè. Étéocle rewculey et ramassant une pierre^ il la }ettë et si » beureuseâieiit^ qu'il brise la lanee dé Polyïïice. w Le combat Revient cgâl.- Ik tirent leurs epées j D ils s'apptochent j ils frappent sEvec graîid bruit ï>^ur leurs boùeliers. Maris Etéocle a recâtirs à nime mse tb^asftlieiine. y> Les schoiiàstes j^eignent les TbessaliéttSy coYniifie ont fait depuis totis les Grecs ' . « Il écarte le pied gauche , afVàûcé le jydmtj et se eonrbant presstfù'i terte^ il êitfonce » son épée dans les entrailles de son itère. Ce DF prince toxhbe et narge dt^s son sang, Ëtéoéle se » eteit vmiqtLént. 11 jsette Son épée , et sf'apj^roche » itnpTOidemnieiit pour dé^oùifller^ sott ewietoi. » ^tApÈÎÈcé albfS jf^gftiàSâlsâÈM ^s foi^oéSy plongé toui » à coAp son éjpéc dans le sein dfÉdëoole. l/ttA et

' Les stlioliastés ^lent du caractère ruse et de lar mauvaise foi qu'on attribuait aux Thessaliens chez les anciens Grecs. Les ~ Aomains se défièrent de même du caractère des ûrecs , et, comme AtteTatsse',

« Là fède Gi'édà a chl lion è' i^eié? »

Mais il n'est ici question que des Thessaliens.

La citation du liasse* ne régarde et ne peut' fegarcier que les Grecç du moyen âge , que tes sujets de cet iilexis Comnéne, dont les droisés eurent tant à se plaindre. Ùe petit trtûi d'érudition est donc ici sans application. B . -R .

TKAGÉDIB d'bURIPIOI. 4^

)) Tautre ét^ndu9 p^r ^rre ^^ordent la poussière , » et sont égaliçpgLent yaincpieuri$ ou vaincus. »

Gréon reoonniiît^ eQ soupirant^ TeOet dçs im-

prëcçttions 4'QEdipe* « Ces ^ç:nx princes étaient

» tomb^ ; continue To^pier , lorgne leur mère

)) accourt (et arrive avise 94 fîl}e. /L la vuç de ses fils

» baignés d^ins leur sang : d secQuirs trop lent ,

)) s*écrie-t-elle ! puis elle se prostemf» près d'eux ,

» et les pleure tour-^-tpu^. mes cbers frères ,

n dit Ântigon^ 9 ^bidonnez-vous ainsi une mère

» et une so^ur ! Etéoole , qui ne respirait plus qu'à

n peine, lève les yeu^» r^onualt la reine, lui

» présente u^e main ensanglantée, et lui témoigne

)) ses regret^ par $^ larmes. Spn frère, de son côté,

» à Tasp^f de la rejup et de la princesse : c'est fait,

)) dit^il , Bfiadftmi^ 9 je ïueurs, Mp^ unique regret,

n c'est l'état où je laissp une mère, une sflpur , et

» méo^e mon perfide frèr^; c^r, hél^< ! c^t en-

n nemî ?n'est ejikCQipe cU^* Je yous deipande pour

)) dernière faveur :i de ne pas u^e refuser un tom-»

» beau da;i# «Ift patrie, et d apai^r Tbèbes ir-

» ritée. L'honneur du tqmb^au dans lo pays tbé*

)) bain me tiendra lieu du trône que j'ai perdu.

)} ma mère , fermez mes yeux de votre main. Il

n pwttî lui-^flxêuie \s^ maiu d^ Jocô^te wr ms yeux.

n Adieu, ditril d'une voix expirante | les ténèbrea

» de la mort m'environnent. Incontinent 1*uh et

n l'autre expirent. Jqq^t^A ti4WPiA4ciQS9bP(rQUI^

46 lES PHÉNICIENNES,

)) tire l'épée qui était dans le corps d'Etéocle « , » se la plonge dans le sein , et tombe entre ses deux » fils qu'elle tient embrassés. » L'officier finit ce long récit par la contestation qui vient de s'élever entre les Argiens et les Thébaiiis, au sujet du vainqueur. Des paroles , ils en viennent aux armes ; et les Argiens sont mis en fuite , avec perte de six cents hommes ^.

Aussitôt on apporte vers le fond du théâtre les corps de Jocaste , d'Etéocle et de Polynice. C'est le chœur qui en avertit. Antigone revient échevelée et sans voile. La vue de ces cadavres qu'elle a fait enlever , la jette dans le désespoir. Sa douleur n'éclate que par des exclamations entrecoupées de sanglots , et sa situation parle plus que sa langue. Elle appelle tout , jusqu'aux êtres inanimés , pour prendre part à ses larmes. Puis jetant les yeux sur des morts si chers : a Sur qui d'abord, )) dit-elle, répandrai-je les cheveux que je m'ar- » rache? Sera-ce sur une mère, ou sur les bles- » sures cruelles de mes frères ? Sortez , OEdipe , » sortez de vos ténèbres. »

' Grec : « Elle prend Vèpée de ces corps. » Le grec ne dit pas que ce fut celle d'Etéocle.

^ L'officier qui fait le rëcit de cette action , ne marque point ce nombre. Il dit : 'tppst d* «?/*« fiuptov fiupiesv vexpôiv , « Fluehat ver^ M sanguis innumerorum cadaverum. » Dans la rigueur des termes , p.\)pi9t signifie dix mille. Mais ici , il est pris pour un nombre indéfini 9 et veut dire, une grande multitude.

TRA6ÉDIE D*ËURÎPIDË. 4?

Œdipe sort : « Pourquoi , dit-il , ma fille , me » rappeler à la lumière qui n'est plus pour .moi ? )) Pourquoi me contraindre de sortir de mon tom- )) beau y moi qui ne suis qu'un fantôme , ou qu'un » cadavre inanimé ? — Vous n'avez plus de fils }) ni d'épouse, répond Antigone. Je le dis avec » douleur et non pour aigrir vos maux. C'est votre )> génie funeste qui a fondu sur eux pour les ani- » mer à leur perte mutuelle. » OEdipe gémit, soupire et pleure. « Que serait-ce donc , reprend la )) princesse , si vous pouviez voir leurs cadavres » étendus par terre , vous en mourriez de déses- >» poir. » Elle lui raconte en deux mots , mais éloquemment , la manière dont ils ont péri ; et le chœur souhaite qu'au moins un jour si horrible pour la maison d'OEdipe , soit le dernier de ses jours malheureux. Mais Créon qui arrive, lui prépare de nouveaux malheurs '•

En effet^ il se déclare roi de Thèbes suivant les dernières volontés d'Étéocle. Il veut que son fils Hémon épouse Antigone, et qu'OEdipe aille en exil. (( Tirésias, dit-il, assure que jamais sans cela » Thèbes ne jouira d'une paix durable , et c'est )) à regret que je souscris à son oracle. Û destin ,

' Créon n'arrive pas. Il ne parait pas qu'il ait quitté la scène. Du moins , rien ne l'indique , rien ne motiyerait son départ , k moins qu'il n'eût été ensevelir Ménécée. Mais , en ce cas encore, rien ae motiyerait son retour.

43 %*» nosfftcieKnu ,

)) »*êçm OESj^^t fut-il jaqaau «a mwtdi né i^u^ )} diS phii» e^i^aUe» «U9pices! )» Il repas9e tou$ sei malbeun» > V(mfiU4i»nné avant «a naissanee ^ la manière dpni on fespoda «iir le mont Ciximvon , \fi cniiel ^ervica qvi^an Ini rendit en sauvant ses joura , ]e meurtre diç ^n pare , soi^ hymwîQ avee 311 mire , bqh aimiglemAnt , aa priaon , la mort de Jûcaste et de aea fils s et tout cela tesminé par un »il pire pour lui cju£ la mort* ce D'eia tirera^t>-il le ^ ^efîour^ nécessaire pour trainçr une rie jLanguis- «jsanie ? Qui le conduira ? Qui prendra soin de uses jours ? Joeaste l'eÂt &ijt. Elle n'cM plus, n Il reprendre à Créon sa liurecé ; mais , lein d^ s'a<baisser à d^iudigues prières , il décls^e ipi'il ne fléohira point le genou devant up tyran , et qu'il soutiendra jusqu'à sa inartla majesté d'un roi.

I^ namyeau roi porte plus loin la rigueur et la sévérité tyrannique, sous prétexte d'exacte écpiité. Il erdenne qu^on jette le cadavre de Polynice bors du piiys thébain , sans s^ulture ^ parce qu'il était venu pea^tcr le fer et le feu dans sa patrie. Il défisnd nuâspe de rinhumer y sous peine de sacu^t.

Am^cme, entrée de ces derniers coups du destin , qui lui semblent plus cruels que tout ce qui a précédé, publie un moment des morts chéris « jj^puy pleur» un pèrç plu« à plaindre qu eux. «Ah ! mon père, s'écnei^t**eUe , vous êtes un

tRAGEDIB d'sURIPIDE. 49

» modèle accompli du malheur ; les autres le par- » tagent ;- vous en portez seul tout le poids. » Puis se tournant vers Créon , elle lui demande de quel droit il refuse la sépulture à Polynice. Il s'élève entr elle et Créon une contestation très-vive. Dût Thèbes entière s'y opposer , elle fait serment d'ensevelir son frère. « Eh bien! dit le roi, inhumes- » vous donc vous-même avec lui » . Elle prie, elle menace, mais inutilement,- Créôn est inflexible; il allègue l'ordre d'Etéocle et des dieux.

Pour comprendre jusqu'où allait la passion des anciens, s'il est permis de parler ainsi, pour les honneurs du tombeau dans la patrie, et la pitié d'Antigone, il ne faut que lire ce qu'elle dit dans cette scène pour obtenir du tyran ce qu'elle souhaite.

ANTIOOXS.

De quel front porte^vous des lois contre un

mort ?

catoN.

C'est Etéocle qui a prononce l'arrêt ; c'est à moi de l'exécuter.

ANTIGOVE.

L'arrêt est injuste. C'est une injustice d'y avoir égard.

CRioy.

Quoi ! n*est-il pas juste de maintenir les lois?

5o L£$ PHÉNICIENNES^

AITCIGONS*

Non, quahd elles sont tyranniques*

c&éoir.

Est-ce une tyrannie de punir Pplynice?

▲NTIOONX.

Oui.

C&ÉON

Il était l'ennemi de sa patrie.

■¥ AifTIGONE.

Le hasard des ëvènemens Ta entraîné. La mort en est le fruit.

c&éoir.

Et le refus du tombeau en sera la peine.

avtioone;

Il poursuivait ses droits.

CEéOK.

Il en sera puni. Je Tordonne , je le veux.

Et moi je veux l'ensevelir, dût s'y opposer tout l'État.

GRÉON.

Ensevelissez-vous donc avec lui.

AKTIOOKX.

Ce j^rix de ma tendresse me sera glorieux^

TRAGÉDIE D'fiURIPtDE* Si

CAÉON.

Gardes , qu'on la saisisse , et qu'on la mène au palais.

ANTI60NB*

Vous avez beau faire ^ je ne quille point ce cher mort.

CEÉOK.

Je pardonne à Votre sexe. Sachez donc que cet arrêt est un décret des dieux.

▲NTIGONE.

C'est un décret des dieux de ne pas insulter les morts«

CKtOV» >

Uordre est de ne pas l'environner, même d'un peu de poussière.

A)7Tiaoirs.

Eh ! seigneur, je vous demande cette grâce pat

cette Jocastd que vous voyez, votre sœur, et ma

mère.

c&Éoir.

Vains efforts ! le dessein en est pris*

i^HTIGONX.

Laissez^moi seulement le laver d'une eau ptire*^

GAiOK.

C'est un point défendu.

AVTÏGONS«

Que j'enveloppe du moins ses blesâures*

52 i.ES PHÉNICIENNES ^

CKÈOTSf.

^ Nul honneur à un perfide.

▲NirxGoirB.

mon cher frère ^ j^aurai du moins la satisfaction de vous embrasser.

CRÉON

Non ; ne troublez pas d*\in deuil hors de saison ^ rhymen dont je vous honore ».

▲NTIGONE.

Dont tu m'honores y tyran ! Me crois-tu asses lâche pour épouser ton fils ?

QBLÉOir.

Uintérêt et la nécessité t'y réduiront*

La nuit que tu choisiras verra donc renaître ime Danaïde.

CRÉON

Quelle audace , ô ciel ! ,

ÂNtmoir».

J'en atteste le fer dont je fais vœu de frapper cet époux.

' « Dont je TOUS honore. » Ces mots ne sont pas dans le grec , ni par conséquent cette réplique d^Antigoae : « Dont tu m'ho- »nores, tyran! »

TRACÉI^IE f>*EURIFIDE. 53

^ CHioK.

Eh ! pourquoi dédaigner cet hymen ^ ingrate ?

AKTIGONC.

Pour accompagner un père dans Texil,

c&ioif« Vaine fierté , (£ui dégénère en fureur!

ANTIGOXB.

Pour mourir avec lui , si ce n'est assez de l'exiL

ca.toN« £h bien! partez. Je délivre mon fiJs d'une furie.

Use retire.

J'admire et je sens votre tendresse , ma fille ; mais..*.

AITTIGONI.

Quoi, j'épouserais le fils d'un tyran , et j'aban** donnerais le n^eilleur des pères!

ŒDIPE

Vivez heureuse; je saurai seul supporter mes malheurs.

AIÏTIGONX.

Et qui prendra soin de vos jours ?

CEDXFX,

Je n'attends que la mort^ en quelque lieu que le destin daigne n^e Toffrir^

54 LBS PHÉNICIËPïNESy

ANTIGOKE.

* Le dirai-je, mon père! je ne reconnais plus cet OEdipe qui a confondii le sphinx.

ŒDIPE

Aussi n'est-il plus ; le jour qui le rendit heureux, causa tous ses malheurs.

ANTIGONS.

Et sa fille pourrait les voir sans s'y associer î

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