BAPTISTE, LABRANCHE, JAVOTTE
Au lever du rideau, tous les domestiques sont assis dans les feuteuils el Ton I
salon.
BAPTISTE, lisaot le journal.
Citoyens, freres et amis, je passe a la physionomie de la seance d'aujourd'hui dans le Rouleau Social, un fameux journal.
18J LE LUNDI DE LA COMTfiSSE.
LABRANCHE
Monsieur Baptiste ! que fait le trois pour cent?
BAPTISTE
Citoyen Labranche, il baisse loujours, lout va bien... Discours du citoyen... je ne peux pas lire son nora, mais c'est un pur celui-la 1 Voyons ! ga doit ^tre dans nos eaux.
Ou enlend un coup de limbre.
JAVOTTE, fe levant.
Monsieur Baqtiste, on a sonn6.
BAPTISTE, calme.
J'ai bien eutendu, je ne suis pas sourd. Asse}ez-vous, Javolle, que personne ne se derange, nous sommes en comity electoral, (n m.) Citoyens, la question palpitante du jour est tout entiere dans le changement de ministere...
LABRANCHE
Laissez done la politique et parlons de nos int6r^ts.
BAPTISTE
Vous avez raison. 11 est temps que les gens de maison soient repr^sent^s k la Chambre. filecteurs, je m'adresse a vous Labranche, car mademoiselle Javotte ne jouit pas de ses droits civiques.
JAVOTTE
Je volerais toujours aussi bien ou aussi mal que vous.
BAPTISTE
Silence! fiUe mineurc et rebondie. Electeurs, je me porte done h la deputation, je brigue vos suffrages, les suffrages universaux de tons les larbins de Paris, moi, Baptiste, un larbin comme vous !
LABRANCHE et JAVOTTE, ensemble.
Vive Baptiste 1
On enlend uu second coup de liuibre.