‹ Le théâtre des marionnettesChapitre 66 sur 135 · BAPTISTE, LABRANCHE, JAVOTTE · texte numérisé non relu

BAPTISTE, LABRANCHE, JAVOTTE

Au lever du rideau, tous les domestiques sont assis dans les feuteuils el Ton I

salon.

BAPTISTE, lisaot le journal.

Citoyens, freres et amis, je passe a la physionomie de la seance d'aujourd'hui dans le Rouleau Social, un fameux journal.

18J LE LUNDI DE LA COMTfiSSE.

LABRANCHE

Monsieur Baptiste ! que fait le trois pour cent?

BAPTISTE

Citoyen Labranche, il baisse loujours, lout va bien... Discours du citoyen... je ne peux pas lire son nora, mais c'est un pur celui-la 1 Voyons ! ga doit ^tre dans nos eaux.

Ou enlend un coup de limbre.

JAVOTTE, fe levant.

Monsieur Baqtiste, on a sonn6.

BAPTISTE, calme.

J'ai bien eutendu, je ne suis pas sourd. Asse}ez-vous, Javolle, que personne ne se derange, nous sommes en comity electoral, (n m.) Citoyens, la question palpitante du jour est tout entiere dans le changement de ministere...

LABRANCHE

Laissez done la politique et parlons de nos int6r^ts.

BAPTISTE

Vous avez raison. 11 est temps que les gens de maison soient repr^sent^s k la Chambre. filecteurs, je m'adresse a vous Labranche, car mademoiselle Javotte ne jouit pas de ses droits civiques.

JAVOTTE

Je volerais toujours aussi bien ou aussi mal que vous.

BAPTISTE

Silence! fiUe mineurc et rebondie. Electeurs, je me porte done h la deputation, je brigue vos suffrages, les suffrages universaux de tons les larbins de Paris, moi, Baptiste, un larbin comme vous !

LABRANCHE et JAVOTTE, ensemble.

Vive Baptiste 1

On enlend uu second coup de liuibre.

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