‹ Le théâtre des pòetes, 1850-1910Chapitre 30 sur 39 · I.A RI:\AISSAN(:E IRAfilOl E · texte numérisé non relu

I.A RI:\AISSAN(:E IRAfilOl E

L'auteur de Briséis, en tirant de son obscurité celte jeune femme imprécise que se disputèrent Agamemnon et Achille, lui a probablement donné des idées que la philosophie préhistorique des Grecs ne concevait pas. Mais si on tient à ce que le personnage de Briséis devienne un personnage vraisemblable, il faut reconnaître que Paul Barlatier, à son insu sans doute, a transporté à Briséis tousjes attributs de Circé. Circé : un dramaturge s'est rencontré pour évoquer sa figure allière et surhumaine, sa cruelle perversité et en même temps sa faiblesse tragique. Ce dramaturge, c'est Charles Hichot. Tous les chemins mènent à la tragédie grecque, et Charles Richet, pour y aboutir, a pris les chemins détournés. 11 est un savant physiologiste. Rien de ce qui est mystérieux et nouveau ne le laisse indiflerent. Il se préoccupe de l'avenir et croit savoir comment la société sera organisée en l'an 2000. 11 est un apôtre charmant du pacifisme. Il est fabuliste avec une simplicité agréablement apprêtée, et ses fables comportent une morale plus ingénieuse et moins utilitaire que la morale des fables de La Fontaine. C'était le bon La Fontaine ; c'est le meilleur Richet. L'un était pratique et prudent ; l'autre est d'une générosité qui se grise d'elle-même. Charles Richet est idéaliste et lyrique. Il devait donc composer aussi une tragédie grecque.

Circé l'enchanteresse, en son île, méprise les hommes, triste engeance, race abjecte. Or, Ulysse et ses compagnons abordent dans l'île. Circé a du vague à l'Ame. Elle transforme méchamment en pourceaux Eurylas et Polyctor qui sont très contents. Ils n'avaient

:guère mangé ni bu depuis longtemps. Les jouissances ies plus grossièrement matérielles ont donc pour eux •des attraits prodigieux. Ulysse arrive, tout rempli de la pensée de cette chère Pénélope. Il demande à Gircé •des oliviers et des cèdres pour construire en toute hâte un navire.

Si tel est le décret, Circé, de ta clémence,

Mes compagnons et moi nous pourrons dans trois jours

De nos destins errants recommencer le cours.

Gircé consent ; mais elle ne serait pas Gircé, ou elle ne le serait qu'à demi, si d'abord elle ne tentait Ulysse. Déjà elle l'aime. Mais Ulysse ne serait pas Ulysse, ou il ne le serait qu'à demi, si d'abord il ne « profitait de l'agréable circonstance ». Il se laisse donc aimer par la chaleureuse Gircé et lui dit gentiment que près d'elle l'univers immense est oublié. Gependant l'inévitable Tirésias — on voit partout ce devin-là — suggère à Gircé qu'Ulysse l'aventureux n'est pas un amant de tout repos. Ulysse, en effet, aperçoit en songe les désordres d'Ithaque et les prétendants parasites qui se battent autour de cette chère Pénélope. Il n'a de cesse qu'il ne soit retourné chez lui. En vain Gircé, prise à ses rets, lui offre-t-elle l'immortalité, présent de choix; Ulysse refuse et décampe en catimini avant le cou- -cher du soleil. Alors, Gircé se suicide de ses. propres mains, comme dirait Goppée. Il résulte de tout cela que si l'amour est tout-puissant, il fait la faiblesse de ceux qui en sont atteints. La vieillesse le dissipe implacablement.

Le temps, spectre hideux, me pétrit dans sa main. Transformant sous le faix de sa vieillesse lente L'objet de ton amour en objet d'épouvante !

Et si les amoureux sont immortels, échappent à l'action du temps, l'amour ne les rend que plus faildes et les condamne à périr. L'immortelle Circé meurt pour avoir aimé. Brieéis aussi, du reste. Mais Charles Richet •exprime exactement le symbole que Circé personnifie, fl dégage de la légende son plein sens et ne le déforme point. Et plus gracieux que fort, plus apte à nous séduire qu'à nous atterrer, il apj)elle aimablement la mer : la plaine liquide...

... Tout est permis ; aussi bien, chacun est préparé à tout. On admet, puiscpion ne peut pas l'empêcher, que les tragédies grecques servent de thèmes aux tragiques ymodernes, et qu'ils se promènent parmi les légendes •significatives au gré de leur fantaisie. Ils peuvent modifier des incidents accessoires, mais non pas des caractères essentiels. Ils se sont arrogé le droit de tout prendre aux anciens, mais il leur incombe, en revanche, de ne rien dénaturer et de laisser intacte la beauté <les œuvres et la pureté des traditions. Qu'ils prennent garde ! Nous veillons ! Telle œuvre d'Euripide, Vller- <:iile furieux, semble appeler un grand concours d'adaptateurs. C'est le destin. L'aventure est émouvante, et vous n'avez pas oublié qu'Hercule avait épousé la fille de Créon, roi de Thèbes. Mais, tandis qu'il descendait aux Enfers par ordre d'Eurysthée, un Eubéen noiiimé Lycus excita une sédition, s'empara du trône -et assassina le roi avec ses fils. Ensuite, il oflVit k Mégara de l'épouser. Sur son refus, il se disposait à l'y contraindre par la force ; mais Hercule, revenant k propos, dissipa la faction de Lycus et le tua lui-même. Junon, irritée de ces glorieux succès, lui inspira une fureur qui le porta à égorger sa femme et ses enfants. Revenu à lui-même, il reconnut son crime. Sa douleur

('lit si violente que les prières d'Amphitryon et de Théséo parvinrent difficilement à l'empêcher de se donner la mort. Il partit pour Athènes avec Thésée, afin de s'y purifier... Un poète, qui est sensible et doux, Achille Richard, est attiré vers ce sujet terrible. Il l'adoucit, fatalement puisqu'il ne peut pas ne pas obéir à son tempérament. Et se souvenant qu'il a chanté et qu'il a aimé l'amour dans Endymion, il répand sur sa tragédie d'Hercule comme une odeur d'amour. Et la prêtresse Até, amante de l'usurpateur Lycus, unit dans sa passion vigilante et inquiète la grâce avec la force. Du moins, Achille Richard ne change rien des légendes consacrées et sacrées. Poète élégant, il est un poète respectueuxy Jules Bois intervient en tumulte, et il n'a ni respect ni élégance. Il intitule la Furie une œuvre qui est, au fond, une adaptation de V Hercule furieux d'Euripide et de celui de Sénèque le Tragique. Et cet adaptateur intrépide saccage tout. Jules Bois a été, dans sa longue vie littéraire, occultiste, iéministe, mystique, voyageur, romancier. Il est tout cela en désordre lorsqu'il écrit la Furie ^ et cet afîreux désordre est l'efTet d'un art médiocre. Jules Bois, avide de créer des symboles présomptueux, imagine d'après Sénèque le Tragique^ mais développe d'après lui-même un Hercule démo^ crate et pacifiste, discourant déjà à la manière d'une « vieille barbe » de 1848. Et empruntant d'Euripide et de Sénèque le personnage de la Furie (Lyssa) qui n'est là qu'un personnage mythologique, une entité... Jules Bois la rabaisse à n'être plus qu'une femme, et quelle femme ! Lyssa est devenue l'instrument des prêtres de Memphis, dont Hercule, en ses lointains voyages, a dérobé les mystères. Elle sert également la rancune des prêtres de Thèbes irrités des réformes démocratiques

d'Hercule. Elle est, en même temps, une maîtresse jalouse de Tamour conjugal qui ressuscite en Hercule lorsqu'il revoit sa femme Mégara. Par jalousie, elle excite donc la jalousie d'Hercule... contre iMégara. Dans Sénèque, Hercule, soudain fou furieux, ne reconnaît })lus ses enfants : il les prend pour ceux de Lycus (J'aperçois ici cachés les enfants de Lycus, exécrable tyran...); il prend Mégara pour la femme de Lycus (J'ai exterminé la famille cl un infâme tyran). Vous sentez bien qu'il est fou, n'est-ce pas? Mais l'originalité de Jules Hois exerce là ses ravages. Et nous avons une petite histoire sentimentale et un adultère de roman mondain. Cette u rosse » de Lyssa persuade à Hercule que Mégara et Lycus se sont aimés durant leur adolescence et que l'un de ses enfants n'est pas de luî, mais de Lycus. Hercule en devient fou, naturellement. Seulement, comme la Furie est fort instruite de tous les secrets de la magie, Jules Bois exhibe les incantations, le magnétisme (dans Sénèque, Hercule, après sa crise, s'endort : le sommeil s'empare de lui ; grâce à Jules Bois, ce sommeil est un sommeil magnétique, mais parfaitement !), l'envoûtement et toute la pacotille de roccultisme...

Jules Bois bouleverse donc la légende grecque de fond en comble, tout en suivant fidèlement les dramaturges qui l'ont exposée en drame; et il mélange à cette légende d'inacceptables éléments... Au surplus, par tout l'extérieur de son œuvre il s'éloigne de même de la tradition et il trahit encore la beauté grecque.

11 n'a dessein que de troubler les .sens. 11 multiplie tous les éléments grossiers d'émotion physique. Ce sont des luttes à mains plates. Hercule ré<luit Lycus par une ruse de jiu-jitsu. Et voici un bien joli petit bûcher.

Le bûcher symbolique que doit devenir le temple consumé où se réfugient Mégara et ses enfants, se tranforme, par l'imagination de Jules Bois, en un bûcher véritable, et nous sommes appelés à regarder des esclaves entassant en bon ordre sur la place publique des bûches modestes, pour cette raison, sans doute, qu'il n'y a jamais de bûchers sans bûches. Et les enfants sont envoyés au supplice par leur mère, et montent devant nous par un petit escalier bien conditionné sur le bûcher, où nous savons bien qu'ils ne brûleront pas, puisque ce truc est d'un emploi trop difficile au théâtre... Et voici une mère hurlant sur le cadavre de sou fils porté lentement à travers la scène... Et voilà le;^ manifestations délirantes d'un fou qui n'a pas encore sa camisole de force... J'en passe... Et des cortèges gesticulants et bariolés, et des troupes de guerriers avec des boucliers dorés, et de la musique, et de la musique... Du commencement jusqu'à la fin, l'orphéon de Thèbes exécute les meilleurs morceaux de son répertoire... El tout cela s'étire, s'étend, s'étale en un style cotonneux et dififus. Des débordements de rhétorique vague, pas un seul élan lyrique. La platitude indéfinie. Morne plaine.

L'efTort de tant de poètes pour ressusciter la tragédie avec le concours des grands tragiques anciens a cette conséquence fatale que, étant donnés le petit nombre des tragédies antiques, la petite quantité des situations et des formules dramatiques, les poètes d'aujourd'hui risquent de rajeunir seulement des poncifs bien vieux. Du moins, il semble que le culte des tragiques grecs doive affermir dans les poètes contemporains les qualitéà" d'ordre et de claire harmonie naturelle et nécessaire au génie français. Hélas! et le péril est grand, — des

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écrivains tels que l'auteur de /aFff/7epeuven( nous donner des caricatures de la tragédie grecque sous prétexte de ïa ressusciter, et sous le couvert de génie atlique se livrer àde triviales bizarreries, à de barbares débauches. Soyez plutôt maçons !

Puissent du moins, les poètes nouveaux ne cultiver la beauté antique que pour purifier la beauté moderne! Puissent-ils ne point limiter leurs ambitions à ressemeler les cothurnes ! Puissent-ils développer selon le mode tragique les grands symboles, immortels et donc toujours jeunes, qui captivent Tintelligence et séduisent l'inspiration de l'humanité I

Quelques-uns s'y essaient non sans une noble audace. Et Paul Souchon y pourrait réussir ; Paul Souchon, théoricien de la renaissance tragique, et après avoir écrit P/jy///s, écrivant le Dieu nouveau. Qu'est-ce que ce dieu nouveau capable de se prêter aux hardiesses d'un poète, faiseur de tragédies ?

Apollon, chassé de Grèce avec les autres dieux, s t'st j'éfugié dans la Provence, qui est un lieu d'exil délectable. Il se promène parmi les mas et les bastidons, en compagnie des Muses, et particulièrement de Clio, sa fille favorite. Il disserte sur le malheur des temps et sur les événements qui rendent aux anciens dieux la vie si difficile. Il sait vaguement que le Destin, jaloux des immortels comme des humains, veut se venger du long bonheur des habitants de l'Olympe et c'est pourquoi un dieu nouveau est venu qui mourut sur la croix afin de réaliser — à chacun son tour ! — le bonheur des 'humains. Tout à coup, Apollon rencontre... tiens,

c'est Lazare le Ressuscité et Marie-Mag-deleine !... Ces personnages n'appartiennent pas au même monde el ils sont un peu étonnés de se trouver ensemble. Mais comme ils sont tous du Midi, ils échangent des discours. Lazare s'en va vers Arles, qu'il évangélise à merveille. Marie-Magdeleine s'égare dans la grotte des Muses, dans l'antre d'Apollon, et on peut craindre un momeni que la pécheresse repentie, mais toujours belle, ne soit sensible à la grâce rayonnante du dieu, dont l'arc est d'argent... Erreur n'est pas compte. Au surplus, Lazare revient d'Arles à point nommé, suivi d'un grand concours de population rurale. Il était temps. Marie- Magdeleine fléchissait :

Et... Mais qu'allais-je dire ? Et de quelle pensée Mon âme en ce moment est-elle traversée ? Seigneur ! Vous qui lisez dans le fond de mon cœur, Suis-je toujours à vous, et vous à moi, Seigneur?

C'est qu'Apollon, causeur avantageux, lui avait expliqué en bons termes qu'il était le dieu de la vigueur, de l'ardeur, de la joie, de la santé, de la clarté, de la pureté, de la lumière et de la vie enivrée dans la nature. Le Christ, au contraire, est le dieu de la tristesse et do la douleur. Après le soleil, la pluie. Après le paradis certain sur la terre, le paradis hypothétique dans des régions inexplorées des hommes. . . Or, ayant dit, Apollon renonce galamment à la lutte pour que ne pleurent pasles beaux yeux de Marie-Magdeleine. Mais vous connaissez Apollon : il déclare sans ambages que s'il est vaincu, c'est parce qu'il le veut bien, que, au surplus, l'avenir est à lui, et il prophétise l'avènement de Paul Mariéton.

Rentrons dans la vaste nature

D'où nous sommes sortis ! Mais, lorsque lïmposture

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Du (lieu de la laideur sur terre cessera, L'homme désespéré vers nous se tournera ! Guidé par son instinct et le chant des poètes, Il renouvellera nos rites et nos fêtes, Nos temples sortiront plus beaux, plus éclatants De la poussière antique et de l'oubli du temps, Kt vous aurez encor, pour vos danses divines, Muses, des bois sacrés et de vertes collines !

Apollon s'éclipse alors, et les Muses font la mémo chose que lui. Marie-Map^deleine prie dans la solitude dont elle apprécie le charme : plus lard, ses petitesnièces en sentiront surtout le poids.

De cette manière, Paul Souehon rapporle les origines parfumées de 1^ religion en Provence. Mieux, il recommence les Noces Corinthiennes et oppose sous le ciel du Midi français les deux conceptions païenne et chrétienne de la vie. Si Paul Souclion en prend à son aise avec les merveilleuses légendes et les prodigieux symboles, il éprouve quelque gêne dans ses mouvements dramatiques. Le choc des mondes est formidable; pourtant l'œuvre est un beau conte agréable. Paul Souchon a l'inspiration gracieuse. 11 n'émeut guère, mais il nous montre le jeu léger d'un charmant esprit. Apollon est, parfois, comme un bavard méditerranéen. Mais quelle heureuse facilité et comme ses discours sont d'un orateur et d'un poète souple ! Des fleurs ! des fleurs I Ce poète est séduisant à l'extrême : ses spirituelles galéjades enchantent. Il a la parole coulante, et la période nombreuse...

Joachim Gasquet, lui, ne sera qu'éloquence et lyrisme. Tel le lyrique des Chants séculaires ou des Printemps; tel le dramaturge de Dionysos.

Dionysos ne veut pas seulement renouveler la tragé-

die, mais le monde. Il est l'art, Fivresse, Tamour. 11 est la force et la joie de vivre.

Je suis l'aïeul joyeux des sombres tragédies,

J'ai dansé, libre et nu, sur le char de Thespis:

Mais je veux aujourd'hui des âmes agrandies.

Je cherche, dégoûté des basses parodies,

Un champ libre, un public que tentent mes travaux,

Une foule où jeter le grain des temps nouveaux.

Sur les tréteaux impurs, assez de comédies.

Je viens régénérer les lois abâtardies

Et pousser ma charrue à travers les cerveaux.

Ainsi Dionysos enseignera au monde l'harmonie, qui est pure, qui est divine, qui est adoral^le, et la justice qui méritetoutes les épithètes, mais qui peutse passer de toutes. Le symbole magnifique (i) se développe, un peu obscurément, dans l'œuvre de Joachim Gasquet. Mais voici donc que la tragédie ressuscitée dirige, à l'aide des mythes et des légendes d'autrefois expliqués, épurés, mais non bouleversés, les hommes d'aujourd'hui. Nous n'osions pas le lui demander. Au reste, la tragédie, de cette manière, entreprend beaucoup. Il n'est pas indispensable que, pour accomplir sa tâche, elle se relie inconsciemment aux légendes de l'antiquité grecque : et déjà des poètes comme Lucien Népoty, comme Maurice Magre se libèrent ; ils étudient les origines de l'humanité, ou de la civilisation gauloise, et c'est le Premier Glaive et c'est Vellëda. Heureuses tentatives qui ne demeureront point isolées ! Par elles, les œuvres

(1) Un symbole aussi, un beau et vaste symbole, la Victoire de Louis Payen le poète des Voiles Blanches l'auteur de la Tentation de l'abbé Jean.

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des poêles développées au théâtre selon les règles de la tragédie seront diversifiées et sembleront plus riches de sève et vibrantes d'une vie plus intense et plus profonde... Il faut attendre: attendons. Que résultera-t-il de tous ces elîorts précipités et bouillonnants des dramaturges nouveaux, venus de tous les horizons, arrivés de toutes les esthétiques, débarqués de toutes les provinces littéraires, et qui coopèrent <lélibérénîent à la renaissance tragique ? Ils ont fait plus que d'esquisser le mouvement ; ils Tout marqué net et droit. Ils ont imposé un chapitre imprévu à l'histoire de notre littérature poétique. Le chef-d'œuvre qui consacrerait leurs efforts nous manque ; mais on peut se dire, pour prendre patience, que ce chef-d'œuvre est épars déjà dans leurs innombrables ouvrages.

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