‹ Le théâtre édifiant: Cervantes - Tirso de Molina - CalderonChapitre 114 sur 181 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

PAULO

J'arrive fatigué par une course rapide à travers cette forêt inextricable; les gens que j'entretiens aux dépens de mes victimes sont restés en arrière. Je veux me reposer quelques instants au pied de ces saules verts et voir de calmer la douleur de me souvenir. Toi, fontaine, qui cours en murmurant entre les graviers, toi dont les chants fugitifs charment les plantes et les oiseaux, montre-toi bienfaisante en ces heures cruelles ; que ta voix sonore, que tes ondes fraîches mettent un

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peu dallégresse en mon âme. Et vous, gracieux passereaux, qui chantez comme vous aimez, vous dont les ramages naïfs s'échappent d'entre les joncs et les thyms, que vos trilles retentissantes et vos accents suaves chassent mes tristes pensées et me délivrent de mes graves soucis. Sur l'émeraude de ce tapis ourlé de cristal, puissé-je amuser des maux qui me promettent une triste fin !

(// se jette sur le sol et tandis qu'il se prépare à dormir, arrive le petit pâtre qui a paru au second acte. Il défait la couronne de fleurs qu'il tressait à sa première venue.)

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