‹ Le théâtre édifiant: Cervantes - Tirso de Molina - CalderonChapitre 130 sur 181 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

JLLIA, ARMLNDA JUMA

Arminda, laisse-moi pleurer ma liberté perdue ; il est heureux que le terme de la vie soit aussi le terme de l'affliction. As-tu jamais vu une source donner naissance à un ruisseau paisible, as-tu jamais vu ses eaux se reposer mollement dans la vallée et, quand les belles fleurs le croient à bout de force, passer au-dessus d'elles et devenir torrentueux ? Il en est ainsi de mes peines et de mes chag^rins. Ils se sont arrêtés dans mon cœur et font irruption par les yeux. Ah! laissemoi gémir sur la cruauté dun père !

AR.MINDA

Remarque, Madame...

JULIA

Est-il un sort plus enviable que mourir de douleur? Il est glorieux pour une peine de triompher de la vie, car elle n'est pas grande la peine qui ne met pas fin à la vie

ARMINDA

Ouel nouveau sujet avez-vous de vous lamenter?

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