‹ Le théâtre édifiant: Cervantes - Tirso de Molina - CalderonChapitre 134 sur 181 · C'LUCIO · texte numérisé non relu

C'LUCIO

Mon examen et mes réilexions suffisent; je me suis engagé en ton nom.

.IULIA

Si tu vis et si lu penses pour moi, prends le voile à ma place.

CURCIO

Tais-toi, infâme ! Tais-toi, folle ! De ces cheveux je ferai une corde pour te pendre ou de mes mains j'arracherai la langue téméraire qui blesse mes oreilles.

JULIA

Je te dispute ma liberté, seigneur, mais non la vie. Achève son triste cours et tu verras la fin de tes soucis. 11 me serait difficile de te refuser la vie que tu m'as donnée, mais la liberté est un bien queje tiens du ciel et nul n'en disposera.

CLRCIO

A técouter je me prends à croire que ta mère ne fut jMis sans reproche et que mon honneur n'est pas sans tache. Mon âme le soupçonnait depuis longtemps, f^'erreur où tu. persistes offense un père dont le sang, l'honneur, le lustre et la noblesse défient le soleil luimême en éclat et en beauté.

Je ne comprends pas, aussi bien m"est-il impossible de répondre.

CURCIO

Arminda, laisse-nous seuls.

(Elle sort.)

292 I.K TIIKATHE KDIFIANT

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