SCÈNE IV
GIL, MENGA, EUSEBIO
MENGA
Ou'adviendra-t-il si nous le rencontrons? Je suis née sous une si pauvre étoile!
GIL
Menga, ne suis-je pas là. moi ? Tu n'as rien à craindre de ce féroce capitaine dandouilles...
MENGA
Dandouilles?
D'andouilles, d'andoulliers, de bandoulliers, qu'importe... ni à redouter sa rencontre. N'ai-je pas une fronde et un bâton ?
MENGA
Je crains ses façons brutales. Souviens-toi de Sylvia et des violences qu'elle subit de sa part. Elle entra fille dans la forêt, et quand elle en sortit, elle était dame. L'aventure donne à rélléchir.
GIL
S'il pouvait être brutal avec moi. Car enfin j'entre garçon dans la forêt... si je pouvais en sortir seigneur et maître. (Ils aperçoivent Ensebio.)
LA DÉVOTION A LA CUOIX .'ÍO7
MENGA, à Euschio.
Ah! Seigneur! Vous êtes perdu... Eusebio rôde par ici.
(ilL
Ne prenez pas de ce côté, sei{ineur.
EUSEBio, fi part.
Ils ne m'ont pas reconnu. Laissons-les dans l'erreur.
GIL
Voulez-vous donc que ce bandit vous tue?
EUSEBU), à j)art.
Ce sont des villageois. {Haut.) Comment pourrais-je reconnaître ce service?
GIL
Contentez-vous de fuir ce coquin.
men(;a
Sil vous trouve, seigneur, nayez-vous rien dit ni rien fait qui lui déplaise, il vous tuera sur l'heure; puis il mettra une croix sur votre poitrine et, sachez-le bien, il pensera vous avoir fait une faveur signalée.