‹ Le théâtre édifiant: Cervantes - Tirso de Molina - CalderonChapitre 155 sur 181 · SCÈNE XII RICARDO, CELIO · texte numérisé non relu

SCÈNE XII RICARDO, CELIO

niCARÜO

Trois heures déjà! Il tarde bien.

CELIO

Celui qui jouit de son bonheur dans la nuit obscure, Ricardo, n'appelle pas de ses vœux le clair soleil. Ensebio, je gage, doit penser que Phœbus ne s'est jamais levé aussi tôt quaujourd hui et qu'il a trop pressé l'allure de ses chevaux.

RICARDO

L'aurore apparaît toujours trop tard au gré des ambitieux et se montre trop tut au sentiment des satisfaits.

CELIO

Sois persuadé qu'il ne tourne pas ses regards vers le soleil levant.

RICARDO

Il n'est pris moins vrai que nous patientons depuis deux longues heures.

CELIO

Je ne crois pas non plus qu'Eusebio parle des heures en ces termes.

RICARDO

C'est juste. Ses heures sont des heures de plaisir et les nôtres des heures d'attente.

CELIO

Sais-tu. Ricardo, la pensée qui m'est venue? Julia ne l'aurait-elle pas fait appeler ?

3li2 LE THEATRE ÉDIFIANT

HICAKDO

Sans y être appelé, qui eût osé escalader les murs dun couvent ?

CELIO

X as-tu pas entendu quelque bruit de ce côté, Ricardo?

RICARDO

Oui.

CELIO

Replaçons l'échelle.

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