‹ Le théâtre édifiant: Cervantes - Tirso de Molina - CalderonChapitre 42 sur 181 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

F. c. DE LA CRUZ, FRAY ANTONIO

P. C. DE LA CRUZ, à fray Antonio.

Comment, fray Antonio, tombez-vous en de telles fautes, et abandonnez-vous au démon le gouvernement

Il8 LE THEATRE ÉDIFIANT

de votre langue ? Cest pitié de voir que le maudit vous porte à regretter les marmites d'Egypte que vous avez laissées à Séville . Des fautes passées, il faut se garder de se souvenir pour la délectation de la chair, mais nous devons en conserver la mémoire pour les détester et les pleurer. Oubliez cette engeance perdue, chassez loin de votre pensée les fêtes damnables et le rythme de ces danses perverses s'il existe un rj' thme dans une vie sans mesure ; mais rendez grâces à Dieu, dont la sainte clémence nous a permis à tous deux de nous asseoir à la table étroite delà pénitence, afin que nous entrions au port de la religion après avoir échappé à la tempête et à un naufrage à peu prés certain.

ANTONIO

Désormais, je surveillerai de plus près mes paroles car je connais ce que je perds et je sais ce que le diable gagne. Père, intercédez pour moi auprès du Prieur, calmez sa colère et demandez-lui de ne pas me punir au poids de mes étourderics.

F. C. DE LA CRUZ

Allons ; comptez sur moi ; je vous excuserai et je prierai pour vos péchés et les miens.

(Ils sortent.)

TROISIEME TABLEAU

lin riche salon à Mexico.

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